Renaud Muselier était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce lundi 19 octobre. Le président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est exprimé suite au drame de Conflans-Sainte-Honorine. Selon lui, il faut agir collectivement et fort contre l’islamisme qu’on ne combattra pas avec des bougies et des commémorations. Il souligne l’importance des témoignages de soutien mais demande des actes concrets. Renaud Muselier est par exemple favorable à la dissolution du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France). Il était au micro d’Oriane Mancini.
Renaud Muselier : « Ce n’est pas avec des bougies qu’on combat l’islamisme »
Renaud Muselier était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce lundi 19 octobre. Le président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est exprimé suite au drame de Conflans-Sainte-Honorine. Selon lui, il faut agir collectivement et fort contre l’islamisme qu’on ne combattra pas avec des bougies et des commémorations. Il souligne l’importance des témoignages de soutien mais demande des actes concrets. Renaud Muselier est par exemple favorable à la dissolution du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France). Il était au micro d’Oriane Mancini.
Par Noémie Metton
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Professeur décapité : « On a un problème qui est finalement assez simple : on a une société qui est gangrenée par cette pression permanente de l'islamisme qui commence très tôt [...] On a une nécessité de réagir collectivement de manière très forte » « La loi [sur les séparatismes] finalement tombe bien parce qu'ils vont être obligés, en tout cas j'espère, de la durcir par rapport aux vœux pieux potentiels. Là il faut vraiment être dans l'action » « On peut rediscuter de la loi Avia mais elle attaquait le problème des réseaux et elle a été retoquée ou très diminuée à cause d'une Constitution qui était inapplicable donc il faut s'adapter à cette nouvelle guerre » « On fera un ouvrage que l'on distribuera à la rentrée, piloté par Régions de France, sur l'addition de toutes les caricatures qui ont eu lieu, religieuses ou politiques, et qui permettent le droit d'expression [...] ça fait partie de la pédagogie » « Ces témoignages de soutien c'est important mais ce n'est pas avec des bougies qu'on combat l'islamisme. Le CCIF c'est un organisme de propagande, de diffusion de haine qu'il faut dissoudre. Ce sont des mesures très claires et très concrètes »
Relation État/régions : « Je salue le Premier ministre sur la qualité des relations qu'il a organisées entre lui et les territoires et les régions tout particulièrement. Nous avons signé avec lui un moyen d'accélération du dispositif du plan de relance » « Nous avons fait un travail législatif, de préparation, très important [sur la décentralisation] grâce à Territoires Unis qui peut être intéressant pour le gouvernement ».
Report des élections régionales ? « Vous avez une crise sanitaire, une crise économique, une crise sociale. N'amenez pas une crise politique ! [...] Laissez l'élection en mars et si ça ne va pas on pourra annuler ».
Marseille : « A titre personnel j'ai de bonnes relations avec Mme Rubirola mais j'ai un problème politique dans la mesure où je ne sais pas qui pilote l'avion. Je lui souhaite de prendre le plus vite possible l'habit. Aujourd'hui je n'ai pas d'interlocuteur »
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.