Renouvellement : nouvel élan ou coup d’arrêt ?
Un vent de renouveau souffle sur l’Assemblée nationale. Après les législatives, comment les nouveaux élus entreront dans leurs habits de députés ? Comment s’imposeront-ils ? Avec quelles méthodes ? Nos observateurs en débattent dans Politique 360.

Renouvellement : nouvel élan ou coup d’arrêt ?

Un vent de renouveau souffle sur l’Assemblée nationale. Après les législatives, comment les nouveaux élus entreront dans leurs habits de députés ? Comment s’imposeront-ils ? Avec quelles méthodes ? Nos observateurs en débattent dans Politique 360.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dimanche, à l’issue du second tour des élections législatives, le Palais Bourbon devrait singulièrement changer de composition et connaître un renouvellement d’une large ampleur. Comment se traduira cette entrée massive de nouveaux visages à l’Assemblée nationale ? Comment vont-ils écrire la loi, vont-ils se plier à la discipline de leurs mouvements, de quelle façon aborderont-ils leur mandat ?

« Être parlementaire, ce n’est pas un métier, mais c’est tout de même une pratique »

Pour en débattre, Politique 360 a réuni quatre invités. Benjamin Morel est docteur en sciences politiques, prix de la thèse du Sénat 2017 : il a observé les premiers pas et le parcours des sénateurs. « Être parlementaire, ce n’est pas un métier, mais c’est tout de même une pratique : ce n’est pas la même chose d’être novice en politique et d’être un novice parlementaire », considère le politologue, qui insiste sur les conséquences de l’entrée en vigueur du non-cumul des mandats. « On va avoir des parlementaires qui, en fait, n’auront jamais connu de mandat local et qu’en exerceront plus en même temps ».

« Pas besoin d’avoir 30 ans de bouteille au Sénat »

André Gattolin, sénateur EELV des Hauts-de-Seine, est entré à la Haute assemblée en 2011. Issu de la société civile, il rappelle qu’il s’agit de son premier mandat électif et revient sur son expérience. « Il n’y a pas besoin d’avoir 30 ans de bouteille au Sénat ou à l’Assemblée nationale pour arriver à faire des choses », explique-t-il.

Jean-Philippe Moinet, directeur de la Revue civique, estime que le profil des nouveaux arrivants « ne fait pas forcément l’efficacité politique ». « Il y a des expertises très présentes dans les assemblées, tout cela balise le terrain », rappelle-t-il.

Le journaliste Denis Jeambar rappelle qu’il a « toujours été assez hostile à l’idée de professionnalisation de la vie politique » et s’inquiète de la surreprésentation des cadres et des professions intellectuelles supérieures dans le futur groupe de la République en marche. « Il y a naturellement un comportement social qui va être induit par l’origine sociale de chacun […] C’est une certaine société civile, il va y avoir un déficit de représentation d’une partie de la population. »

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le