Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé mardi la priorité donnée à l'école primaire et joué la carte de l'apaisement après...
Rentrée scolaire: Blanquer joue la carte de l’apaisement
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé mardi la priorité donnée à l'école primaire et joué la carte de l'apaisement après...
Par Isabelle TOURNE et Anne-Sophie MOREL
Temps de lecture :
5 min
Publié le
Mis à jour le
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé mardi la priorité donnée à l'école primaire et joué la carte de l'apaisement après une fin d'année tendue, en ouvrant par exemple la porte à des aménagements de la réforme du lycée.
A quelques jours de la rentrée, le 2 septembre, il a placé l'année 2019-2020 "sous le signe de la maturité et de la réussite", lors de sa conférence de presse rituelle, organisée dans le jardin du ministère pour illustrer une volonté d'agir en faveur du développement durable.
L'école primaire reste la "priorité" du gouvernement, a souligné M. Blanquer, comme l'illustre la mesure-phare de sa loi "pour une école de la confiance" votée cet été: l'abaissement à trois ans de l'âge de l'instruction obligatoire, contre six aujourd'hui. La mesure ne concernera que 2,5% d'enfants mais c'est un enjeu important pour des territoires comme Mayotte ou la Guyane.
Par ailleurs, la réduction des effectifs dans les classes de CP et CE1 des quartiers défavorisés s'achève. Quelque 300.000 élèves sont concernés et ils devraient être 450.000 d'ici la fin du quinquennat, le président Emmanuel Macron ayant annoncé au printemps qu'elle serait étendue progressivement aux classes de grande section en éducation prioritaire.
"C'est une bonne nouvelle mais on va demander au ministre comment il compte faire, car il ne va pas falloir gonfler les effectifs des autres classes", a prévenu lundi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, le premier syndicat des enseignants du primaire.
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse sur la rentrée scolaire, le 27 août 2019 à Paris
AFP
"L'égalité des chances passe aussi par la scolarisation des enfants en situation de handicap", a souligné le ministre, rappelant que 4.500 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires ont été recrutés.
Mises en place l'an dernier en CP, CE1 et 6ème, les évaluations des élèves, très décriées par une partie des professeurs, sont maintenues mais revues pour tenir compte des critiques.
Jugeant "essentielle" la question de l'environnement, M. Blanquer a aussi annoncé que 250.000 "éco délégués" seraient nommés (un par classe au collège et au lycée) pour favoriser la mise en œuvre d'actions concrètes.
- "Tourner la page"-
Autre chantier du gouvernement: la délicate réforme du bac, qui doit être effective en 2021. Cette réforme, qui réduira le nombre d'épreuves finales au profit du contrôle continu, s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée.
Dépenses de la rentrée scolaire 2019 pour un enfant entrant en 6ème selon l'association Familles de France
AFP
Cette année, les séries (L, ES et S) sont supprimées en classe de Première et remplacées par des enseignements de spécialité. La réforme a cristallisé les oppositions de ceux qui craignent l'instauration d'un examen "local" et non plus national, jusqu'à rejaillir fin juin sur le bac, entaché par une grève des correcteurs.
"Les raisons de la colère sont là, cette rentrée va être compliquée car elle est pleine d'incertitudes", affirme Claire Guéville, secrétaire nationale du Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, opposé à la réforme.
En recevant les syndicats au cours des derniers jours, le ministre a voulu déminer le terrain et a annoncé que des "comités de suivi" seraient mis en place pour tenir compte des difficultés éventuelles et décider d'aménagements.
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse sur la rentrée scolaire, le 27 août 2019 à Paris
AFP
En cette rentrée, le ministre semble en effet jouer la carte de l'apaisement. "Il est temps de tourner la page de la crise du bac, de passer à autre chose", a-t-il ainsi affirmé, avec un changement de ton évident par rapport au mois de juillet. Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer le bien-être des professeurs.
Il a notamment détaillé les mesures du plan sur les violences à l'école, repoussé à maintes reprises: à la rentrée un accompagnement personnalisé des profs victimes de violences est mis en place. Les élèves hautement perturbateurs et "poly-exclus" de différents établissements pourront être affectés en classes relais, sans avoir besoin de l'accord de la famille.
Accusé à maintes reprises par les syndicats de rester sourd à leurs revendications, le ministre a insisté sur "la nécessité de travailler en profondeur avec les partenaires sociaux". En vue de la réforme des retraites qui pourrait notamment pénaliser les enseignants, il faudra "revaloriser cette profession", a-t-il assuré. "Nous avons une opportunité historique de travailler tranquillement" sur cette question. Les professeurs, eux, espèrent obtenir rapidement des revalorisations salariales.
L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).
En 2018, la ville de Trèbes avait été victime d’une crue mortelle faisant 6 disparus sur la commune et détruisant de nombreux bâtiments. Aujourd’hui des travaux sont en cours pour limiter les dégâts en cas de prochaines inondations. Reportage.
C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.
Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.