Politique
Si la décision de la Cour de cassation dans quelques mois est déterminante sur la fin de la campagne de Marine Le Pen, la candidate devra aussi s’assurer que sa candidature passe le filtre de la validation du Conseil constitutionnel.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Alors que la situation économique et sociale en France est complexe à gérer, que les attentes sont fortes du côté des Français, Emmanuel Macron, qui a déjà annoncé qu’il voulait réformer le code du travail par ordonnances cet été, devra faire face aux syndicats, inquiets de voir le nouveau président risquer d’ « oublier le dialogue social ».
Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge de la démocratie sociale, prévient le président de la République : « On est plutôt confiants quant à notre capacité à mobiliser » et lui conseille « de prendre le temps du débat, de la concertation, voire même de la négociation ». D’autant plus que pour la syndicaliste « le passage d’un certain nombre de grandes réformes par ordonnances n’est pas de nature à rassurer les salariés ».
La sénatrice Nicole Bricq, proche d’Emmanuel Macron tente de tranquilliser les Français en assurant que « la concertation aura lieu ». Et d’ajouter : « Il faut vraiment aller de l’avant. [Emmanuel Macron] redonne une aération qui va faire que les Français vont avoir confiance en eux. Parce que c’est ça le problème des Français et de la France ».
Irène Inchauspé, journaliste à l’Opinion, doute toutefois de la méthode : « [Emmanuel Macron va commencer par une réforme avec deux symboles traumatiques : c'est-à-dire la loi El Khomri et l’ordonnance (…). C’est quand même beaucoup trop pour une première réforme et je me demande pourquoi il commence par celles-là parce que c’est quand même agiter deux chiffons rouges ».