Reprise du procès de Serge Dassault pour blanchiment de fraude fiscale
Le dossier des comptes cachés à l’étranger de l’industriel est de retour ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, après un supplément d’information.

Reprise du procès de Serge Dassault pour blanchiment de fraude fiscale

Le dossier des comptes cachés à l’étranger de l’industriel est de retour ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, après un supplément d’information.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale, le PDG du groupe Dassault risque son siège de sénateur. Dans le collimateur de la justice : les comptes dissimulés de quatre fondations et sociétés basées au Luxembourg et au Liechtenstein, et qui ont abrité près de 31 millions d’euros en 2006 et douze millions en 2014.

Il est également accusé d’avoir omis dans ses déclarations de patrimoine onze millions d’euros en 2014, et 16 millions d’euros en 2011. La situation a depuis été régularisée.

Absent du procès

Comme en juillet dernier, le sénateur de 91 ans ne s’est pas présenté à l’audience ce lundi.

S’il a bien reconnu être propriétaire de ces fonds, de nouvelles auditions ont toutefois été réclamées par le tribunal en septembre, afin de préciser « le rôle exact du prévenu » dans la gestion de ces fonds.

L’avionneur et plusieurs de ses proches ont été entendus dans le cadre de ce supplément d’information.

Selon lui, ces fonds proviennent d’un héritage familial touché après la mort de ses parents.

5 ans d’inéligibilité requis par le parquet l’an dernier

Au début du procès, le parquet national financier s’était interrogé sur la place de Serge Dassault au Sénat. Le procureur Patrice Amar s’était notamment demandé s’il pouvait « décemment donner ses avis sur la loi fiscale » et « sur les lois qui répriment le blanchiment », en tant que membre de la commission des Finances.

Le parquet avait requis à l’époque cinq ans d'inéligibilité, deux ans de prison avec sursis et neuf millions d'euros d'amende.  Un réquisitoire qualifié de « militant » pour la défense, qui plaide la relaxe.

Serge Dassault avait déjà perdu un mandat à l’issue d’un procès. C’était en 2009 : le Conseil d’État avait annulé sa réélection à la tête de la mairie de Corbeil-Essonnes en 2008, en raison de « dons d’argent ». Il avait été déclaré inéligible pendant un an.

Deux autres journées d’audience sont prévues les 18 et 19 janvier devant la 32e chambre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Reprise du procès de Serge Dassault pour blanchiment de fraude fiscale
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le