Réserve parlementaire : « Sur le fond on pouvait y voir un intérêt », estime Marc Fesneau
Marc Fesneau, président du groupe Modem à l’Assemblée nationale, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il n’est pas opposé à la suppression de la réserve parlementaire proposée dans le projet de loi sur la confiance dans l’action publique, il souhaite qu’un fonds national soit créé en remplacement.

Réserve parlementaire : « Sur le fond on pouvait y voir un intérêt », estime Marc Fesneau

Marc Fesneau, président du groupe Modem à l’Assemblée nationale, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il n’est pas opposé à la suppression de la réserve parlementaire proposée dans le projet de loi sur la confiance dans l’action publique, il souhaite qu’un fonds national soit créé en remplacement.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La réserve parlementaire, enveloppe confiée aux parlementaires et destinée à financer les projets et investissements locaux ainsi qu’à soutenir les collectivités territoriales, devrait être supprimée dans le cadre de la loi sur la confiance dans la vie publique.

Marc Fesneau considère que « sur le fond on pouvait y voir un intérêt, mais en même temps, quand on voit la façon dont ça se faisait, il y avait quelque chose de l’ordre d’une enveloppe qu’on donnait et qu’on distribuait au gré de ceux à qui il fallait faire plaisir et des accointances du moment ». Les parlementaires s’arrogeaient un droit d’aider ou de ne pas aider », renchérit le député.

Le président du Modem n’est donc pas opposé à sa suppression, mais à la condition « qu’on arrive à trouver un système, qui soit un fonds national et qui permette d’aider les associations ou les collectivités dans leurs actions ». Cela implique, précise-t-il, que les fonds dévolus à la réserve parlementaire soient « gelés ». Ce qui représente 90 millions pour les députés et 58 millions pour les sénateurs, soit un total de 148 millions d’euros.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Jerome Durain nouveau President. Session du conseil regional de Bourgogne-Franche-Comte
9min

Politique

Sénatoriales : en Côte-d’Or, entre Rebsamen et Patriat, un seul François devrait être candidat

L’ancien ministre du gouvernement Bayrou et ex-président du groupe PS du Sénat envisage de se présenter aux sénatoriales. A condition que François Patriat, patron des sénateurs macronistes, ne se représente pas. Les deux en parlent ensemble et veulent éviter de se présenter l’un contre l’autre. S’il est élu, reste à voir dans quel groupe ira François Rebsamen, ou s’il cherchera à en créer un nouveau…

Le

Illustration of the headquarters of the French media group Canal +
9min

Politique

Tribune anti-Bolloré et réaction de Canal + : le cinéma français au bord de la fracture

Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Entre accusations de « maccarthysme », dénonciation d’une « caste gauchiste » et inquiétudes sur l’emprise idéologique du groupe Vivendi, la polémique révèle une fracture profonde, celle d’un cinéma français pris entre dépendance économique et bataille culturelle.

Le

People vote in Bordeaux for the legislatives elections
6min

Politique

Municipales 2026 : un électeur sur six a utilisé l’IA pour l’aider dans son choix de vote, révèle une étude

Les élections municipales ont vu, pour la première fois en France, un nombre significatif d’électeurs, environ un sur six, faire appel à l’IA conversationnelle pour déterminer leur choix de vote, d’après une étude Toluna Harris Interactive. Une pratique encore très minoritaire, mais qui interroge sur l’influence politique réelle de l’IA à un an de l’élection présidentielle.

Le

New Caledonia’s vote on independence from France
4min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : le texte visant à élargir le corps électoral adopté en commission au Sénat

A l’approche des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie qui se tiendront le 28 juin, la commission des lois du Sénat a adopté la proposition de loi organique visant à élargir le corps électoral aux natifs de l’Archipel. L’exécutif, qui compte aller plus loin en y intégrant également les conjoints des natifs, déposera son amendement en séance publique, cet après-midi.

Le