Résiliation des complémentaires santé : le texte en examen au Sénat
Le Sénat examine ce jeudi une proposition de loi LREM permettant de résilier son contrat de complémentaire santé au bout d’un an. L’objectif est de faire jouer la concurrence afin que les mutuelles et assurances santé baissent leurs tarifs.

Résiliation des complémentaires santé : le texte en examen au Sénat

Le Sénat examine ce jeudi une proposition de loi LREM permettant de résilier son contrat de complémentaire santé au bout d’un an. L’objectif est de faire jouer la concurrence afin que les mutuelles et assurances santé baissent leurs tarifs.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

C’est une proposition de loi qui devrait plaire aux assurés. Moins aux mutuelles. Le Sénat examine ce jeudi une proposition de loi de La République en marche qui vise à permettre de résilier un contrat de complémentaire santé quand on le souhaite, au bout d’un an. Une manière, espère le parti présidentiel, de faire jouer la concurrence et de baisser les tarifs.

« Actuellement, on ne peut résilier un contrat qu’à la date anniversaire de sa signature, à condition d’avoir prévenu l’assureur deux mois avant. Avec cette loi, on pourra résilier quand on veut, au bout d’un an d’adhésion, un contrat de mutuelle ou d’assurance privée » explique le sénateur LREM des Bouches-du-Rhône, Michel Amiel, rapporteur du texte au Sénat. Une disposition qui s’inspire de la loi Hamon sur la consommation, qui permet déjà de résilier un contrat d’assurance habitation ou auto au bout d’un an. Une fois adoptée, la mesure entrera en application le 1er décembre 2020.

« C’est un petit coup de semonce. Ça va imposer aux organismes d’être un peu plus vertueux sur les frais de gestion, qui sont importants, et la lisibilité. Quand on souscrit un contrat, on ne sait pas exactement toujours à quoi » souligne le rapporteur du texte, déposé à l’Assemblée par Gilles Le Gendre, patron des députés LREM.

Les complémentaires ne l’entendent pas ainsi. « Il faut le reconnaître, les complémentaires santé sont vent debout contre cette proposition. Les Mutuelles disent que ça porte atteinte à la solidarité » explique Michel Amiel, qui parle « de pressions importantes de la part des assurances sur les parlementaires, il ne faut pas se le cacher ». Mais le sénateur tempère leurs inquiétudes : « Dans un cas comme dans un autre, ça ne va pas révolutionner le monde. Les gens qui changent de complémentaire, ça doit faire 15 % du marché ».

En commission des affaires sociales au Sénat, le texte a été adopté mais après avoir été vidé de sa substance. La gauche s’est opposée à la proposition de loi au nom de la défense des mutuelles. Les députés ayant le dernier mot, ils pourront in fine rétablir le texte d’origine lors de se retour à l’Assemblée nationale.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Résiliation des complémentaires santé : le texte en examen au Sénat
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le