Résultats des européennes : « Un bon moment pour l’union des Européens » estime Pascal Lamy
Invité de l’émission « On va plus loin », Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC, analyse les résultats des élections européennes.

Résultats des européennes : « Un bon moment pour l’union des Européens » estime Pascal Lamy

Invité de l’émission « On va plus loin », Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC, analyse les résultats des élections européennes.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sur le plateau d’« On va plus loin », Pascal Lamy, ancien commissaire européen pour le commerce, est plutôt satisfait des résultats des élections européennes et particulièrement du sursaut de mobilisation des électeurs : « C’est plutôt un bon moment pour l’union des Européens (…) Cette Europe qu’on disait un peu malade (…) au fond un peu abandonnée par les opinions nationales, eh bien  on s’aperçoit (…) qu’elle va plutôt pas mal (…) Ce qui frappe c’est l’augmentation de la participation (…) Depuis 1979, à chaque fois [elle] avait baissé. »

Et si Pascal Lamy ne sous-estime pas la montée des populismes, il constate que ces partis ne veulent plus sortir de l’Europe : « Nous ne pouvons plus confondre les populistes et les nationalistes. Monsieur Orban en Hongrie est populiste, le gouvernement polonais est populiste. Il n’est plus anti européen. Le grand changement dans ces forces (…) c’est qu’il y a dix ou vingt ans ils faisaient 10% et ils étaient anti-européens.  Y compris le Front national en France (…)  Ça, c’est terminé (…) Maintenant, à 20 ou 25%, ils ne disent plus « Il ne faut pas faire l’Europe » (…) Nous sommes à un moment où la politisation de l’espace européen a fait un pas en avant. »

Interrogé sur la prochaine désignation du président de la commission européenne, Pascal Lamy répond : « « Il y a deux modèles possibles (…) Soit cette coalition va être avec les deux anciens dont on ne peut pas se passer, les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates,  et les libéraux (…) Soit les Verts vont rejoindre cette coalition alors que jusqu’à présent les Verts au Parlement européen ont toujours refusé de participer à l’exercice du pouvoir européen. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien sur les européennes avec Pascal Lamy (en intégralité)
08:41

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Résultats des européennes : « Un bon moment pour l’union des Européens » estime Pascal Lamy
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le