Elections municipales 2026 : participation à 17 heures
Crédit : TRISTANA CARRASCO / SIPA / 2603151539

Résultats des municipales : 76 % des Français se disent intéressés par le scrutin d’après notre sondage

Malgré une participation moins importante que prévu, les Français semblent encore intéressés par les élections municipales, d’après un sondage Ipsos BVA. La perception du scrutin varie selon la taille des communes, mais aussi selon les proximités partisanes des électeurs, avec des sympathisants de LFI et du RN qui ont une vision beaucoup plus nationale du scrutin.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Alors que la participation pourrait être un peu plus faible que ce qu’annonçaient les sondeurs avant le vote (56 % en fin de journée d’après l’estimation de notre partenaire Ipsos BVA), les Français semblent tout de même intéressés par ces élections municipales.

Dans l’enquête Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, 76 % des sondés se déclarent intéressés par le scrutin, en hausse par rapport aux dernières élections municipales de 2020 (74 %). Seuls 6 % des sondés se déclarent « pas du tout intéressés », contre 34 % qui se disent « très intéressés » par cette échéance électorale.

L’intérêt semble plus prononcé chez les électeurs qui se sentent proches de la France Insoumise (86 %), ainsi que des partis de droite avec un fort ancrage local comme Les Républicains (84 %) ou Horizons (94 %), qui jouent gros dans ces municipales. Sans surprise, l’intérêt est plus faible chez les sondés qui ne déclarent pas de proximité partisane (54 %).

En termes géographiques, les habitants des grandes villes se disent davantage intéressés par les élections municipales que les habitants des petites communes : l’intérêt déclaré est de 80 % dans les villes de 30 000 à 100 000 habitants, de 79 % dans les villes de plus de 100 000 habitants, contre 71 % dans les communes de moins de 1 000 habitants.

65 % des sondés satisfaits du bilan de leur maire sortant

La proportion des Français qui considèrent que la municipalité sortante peut se targuer d’un bon bilan a en revanche diminué depuis 2020. Deux tiers (65 %) des sondés estiment que l’équipe sortante a un excellent ou bon bilan, contre 71 % en 2020. L’opinion sur le bilan municipal est par ailleurs fortement corrélée à la taille de la ville, avec 55 % des habitants des villes de plus de 100 000 habitants satisfaits du bilan de leur maire, contre 69 % des habitants des communes de moins de 1 000 habitants.

De même, si 31 % des sondés estiment que la qualité de vie s’est détériorée dans leur commune, ce chiffre atteint 43 % dans les villes de plus de 100 000 habitants, et descend à 21 % dans les communes de moins de 1 000 habitants. La proportion des sondés qui estiment que leur qualité de vie s’est améliorée (17 %) ne semble en revanche pas varier en fonction de la taille des villes et oscille entre 15 % et 18 %.

Les électeurs de LFI et du RN ont une perception plus nationale du scrutin

Sans surprise, la situation politique locale est plus déterminante dans le vote des sondés que la situation politique nationale (81 % contre 19 %). Encore une fois, la situation n’est pas la même dans les grands centres urbains où les élections municipales sont une actualité nationale, et les petites communes. Plus les électeurs habitent dans une grande ville, plus ils estiment que la situation politique nationale est déterminante dans leur vote (25 % pour les habitants d’une commune de plus de 100 000 habitants, contre 15 % pour les habitants d’une commune de moins de 3 500 habitants).

À noter, les électeurs de LFI et du RN ont une vision beaucoup plus nationale de ce scrutin. Ils sont ainsi respectivement 60 % et 59 % à exprimer leur rejet d’Emmanuel Macron par leur vote, pour seulement 18 % des électeurs socialistes, 23 % des électeurs écologistes et 17 % des électeurs LR. La perspective de la présidentielle en 2027 et la situation internationale ne sont cités comme facteurs déterminants du vote que par 26 % et 17 % des sondés. À l’inverse, la sécurité (39 %), les commerces de proximité (32 %) ou l’accès aux soins (30 %) sont évoqués comme des priorités par les sondés.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le