François Fillon "n'a rien à voir avec Bachar al-Assad", a assuré mardi Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne pour la présidentielle, dénonçant un "piège" tendu par le président syrien et un "lynchage médiatique".
"François Fillon n'a rien à voir avec Bachar al-Assad, qui a du sang sur les mains. Que les choses soient claires", a affirmé M. Retailleau sur France Inter, alors que le président syrien a jugé "bienvenue" la position sur la Syrie de M. Fillon dans un entretien diffusé lundi par plusieurs médias français.
"Pour François Fillon les choses sont absolument claires. Il a toujours dit: +La tradition française c'est de parler à tout le monde. Le dialogue, le dialogue pour la paix+", a déclaré M. Retailleau. "Et quand on veut la paix, il faut réunir autour de la table parfois des gens qui ont les mains sales. On l'a fait pendant la guerre avec Staline, il faut le faire désormais, il faudra le faire avec Bachar, qui n'est pas l'avenir du régime en Syrie, que cela soit répété".
"Mais j'en ai marre de ce lynchage médiatique", s'est emporté M. Retailleau. "Finalement c'est une forme d'instrumentalisation. (...) M. Bachar tend un piège et tout le monde y rentre, de bonne humeur, si j'ose dire".
Lors de son interview donnée à des médias français, le président syrien a estimé à propos de François Fillon que "sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue".
Bruno Retailleau lors d'une conférence de presse le 9 décembre 2016 à Nantes
Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.
La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.