François Fillon "n'a rien à voir avec Bachar al-Assad", a assuré mardi Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne pour la présidentielle, dénonçant un "piège" tendu par le président syrien et un "lynchage médiatique".
"François Fillon n'a rien à voir avec Bachar al-Assad, qui a du sang sur les mains. Que les choses soient claires", a affirmé M. Retailleau sur France Inter, alors que le président syrien a jugé "bienvenue" la position sur la Syrie de M. Fillon dans un entretien diffusé lundi par plusieurs médias français.
"Pour François Fillon les choses sont absolument claires. Il a toujours dit: +La tradition française c'est de parler à tout le monde. Le dialogue, le dialogue pour la paix+", a déclaré M. Retailleau. "Et quand on veut la paix, il faut réunir autour de la table parfois des gens qui ont les mains sales. On l'a fait pendant la guerre avec Staline, il faut le faire désormais, il faudra le faire avec Bachar, qui n'est pas l'avenir du régime en Syrie, que cela soit répété".
"Mais j'en ai marre de ce lynchage médiatique", s'est emporté M. Retailleau. "Finalement c'est une forme d'instrumentalisation. (...) M. Bachar tend un piège et tout le monde y rentre, de bonne humeur, si j'ose dire".
Lors de son interview donnée à des médias français, le président syrien a estimé à propos de François Fillon que "sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue".
Bruno Retailleau lors d'une conférence de presse le 9 décembre 2016 à Nantes
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En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.