François Fillon "n'a rien à voir avec Bachar al-Assad", a assuré mardi Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne pour la présidentielle, dénonçant un "piège" tendu par le président syrien et un "lynchage médiatique".
"François Fillon n'a rien à voir avec Bachar al-Assad, qui a du sang sur les mains. Que les choses soient claires", a affirmé M. Retailleau sur France Inter, alors que le président syrien a jugé "bienvenue" la position sur la Syrie de M. Fillon dans un entretien diffusé lundi par plusieurs médias français.
"Pour François Fillon les choses sont absolument claires. Il a toujours dit: +La tradition française c'est de parler à tout le monde. Le dialogue, le dialogue pour la paix+", a déclaré M. Retailleau. "Et quand on veut la paix, il faut réunir autour de la table parfois des gens qui ont les mains sales. On l'a fait pendant la guerre avec Staline, il faut le faire désormais, il faudra le faire avec Bachar, qui n'est pas l'avenir du régime en Syrie, que cela soit répété".
"Mais j'en ai marre de ce lynchage médiatique", s'est emporté M. Retailleau. "Finalement c'est une forme d'instrumentalisation. (...) M. Bachar tend un piège et tout le monde y rentre, de bonne humeur, si j'ose dire".
Lors de son interview donnée à des médias français, le président syrien a estimé à propos de François Fillon que "sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue".
Bruno Retailleau lors d'une conférence de presse le 9 décembre 2016 à Nantes
Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
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Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.