François Fillon "n'a rien à voir avec Bachar al-Assad", a assuré mardi Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne pour la présidentielle, dénonçant un "piège" tendu par le président syrien et un "lynchage médiatique".
"François Fillon n'a rien à voir avec Bachar al-Assad, qui a du sang sur les mains. Que les choses soient claires", a affirmé M. Retailleau sur France Inter, alors que le président syrien a jugé "bienvenue" la position sur la Syrie de M. Fillon dans un entretien diffusé lundi par plusieurs médias français.
"Pour François Fillon les choses sont absolument claires. Il a toujours dit: +La tradition française c'est de parler à tout le monde. Le dialogue, le dialogue pour la paix+", a déclaré M. Retailleau. "Et quand on veut la paix, il faut réunir autour de la table parfois des gens qui ont les mains sales. On l'a fait pendant la guerre avec Staline, il faut le faire désormais, il faudra le faire avec Bachar, qui n'est pas l'avenir du régime en Syrie, que cela soit répété".
"Mais j'en ai marre de ce lynchage médiatique", s'est emporté M. Retailleau. "Finalement c'est une forme d'instrumentalisation. (...) M. Bachar tend un piège et tout le monde y rentre, de bonne humeur, si j'ose dire".
Lors de son interview donnée à des médias français, le président syrien a estimé à propos de François Fillon que "sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue".
Bruno Retailleau lors d'une conférence de presse le 9 décembre 2016 à Nantes
Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.
Après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, « souhaite que le PS se mobilise à tous les niveaux » pour le candidat « presque adoubé ». Mais « c’est une première étape, il faut transformer l’essai ».
Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.
Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».