Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán
Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des...

Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán

Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des frontières (de) Mme Merkel", ni "la démocratie +illibérale+ de M. Orbán", qu'il a qualifié de "pathologie de la démocratie".

Le Parti Populaire européen (PPE), qui réunit les formations de droite de l'UE, dont LR, doit décider mercredi d'une suspension temporaire ou d'une exclusion définitive du parti de Viktor Orbán, le Fidesz, notamment en raison des dérapages populistes contre l'immigration ou Bruxelles de la part du Premier ministre hongrois d'extrême droite.

La droite française s'est jusqu'alors montrée réservée quant à l'opportunité de sanctions à l'endroit du leader nationaliste, sans préciser sa position sur ce vote.

"Je n'assume pas la politique d'ouverture des frontières telle que Mme Merkel l'a imposée à toute l'Europe - et qui a créé ensuite beaucoup de dégâts démocratiques, de façon claire et nette -, pas plus que je n'assume la démocratie +illibérale+ de M. Orbán", a expliqué M. Retailleau sur France Inter.

Interrogé sur ce qui le "gênait" chez le Premier ministre hongrois, le sénateur LR a répondu "la sortie de route sur la démocratie, sur les libertés".

"Le grand conflit actuel, c'est que nous, les démocraties occidentales, on dit +M. Orbán est une pathologie de la démocratie+, parce qu'il ne respecte pas ni les minorités, ni les droits individuels ; et les démocraties de l'Est nous renvoient l'inverse et ils nous disent : +C'est le libéralisme ultra libéral qui a trahi la souveraineté populaire", a-t-il exposé, en appelant à "trouver un point d'équilibre pour que la politique puisse se réapproprier précisément une forme de souveraineté et ne pas trahir la volonté populaire".

Cela fait des mois que la droite conservatrice européenne, ainsi que LR, se divisent sur le cas Orbán, au pouvoir depuis un peu moins de neuf ans.

Les Républicains ne font pas partie des douze partis membres du Parti Populaire européen ayant officiellement demandé "l'exclusion ou la suspension" du Premier ministre hongrois.

Samedi, lors d'un congrès LR, l'eurodéputé sortant et candidat à sa succession Arnaud Danjean avait indiqué ne pas se sentir "autorisé à aller donner des leçons aux Hongrois ou aux Polonais, parce qu'ils nous disent: +La société multiculturelle que vous avez ne fonctionne pas+".

La tête de liste LR aux Européennes, François-Xavier Bellamy, avait également considéré il y a quinze jours que Viktor Orbán, faisait "partie du PPE", tout en regrettant sa "stratégie de la tension".

A l'inverse, Valérie Pécresse avait alerté sur "la dérive autocratique de Viktor Orbán", en estimant que "sa présence au PPE divise et affaiblit notre position en Europe".

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le