Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán
Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des...

Retailleau (LR) « n’assume » pas la « démocratie illibérale » d’Orbán

Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des...
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Le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a expliqué mercredi n'assumer ni "la politique d'ouverture des frontières (de) Mme Merkel", ni "la démocratie +illibérale+ de M. Orbán", qu'il a qualifié de "pathologie de la démocratie".

Le Parti Populaire européen (PPE), qui réunit les formations de droite de l'UE, dont LR, doit décider mercredi d'une suspension temporaire ou d'une exclusion définitive du parti de Viktor Orbán, le Fidesz, notamment en raison des dérapages populistes contre l'immigration ou Bruxelles de la part du Premier ministre hongrois d'extrême droite.

La droite française s'est jusqu'alors montrée réservée quant à l'opportunité de sanctions à l'endroit du leader nationaliste, sans préciser sa position sur ce vote.

"Je n'assume pas la politique d'ouverture des frontières telle que Mme Merkel l'a imposée à toute l'Europe - et qui a créé ensuite beaucoup de dégâts démocratiques, de façon claire et nette -, pas plus que je n'assume la démocratie +illibérale+ de M. Orbán", a expliqué M. Retailleau sur France Inter.

Interrogé sur ce qui le "gênait" chez le Premier ministre hongrois, le sénateur LR a répondu "la sortie de route sur la démocratie, sur les libertés".

"Le grand conflit actuel, c'est que nous, les démocraties occidentales, on dit +M. Orbán est une pathologie de la démocratie+, parce qu'il ne respecte pas ni les minorités, ni les droits individuels ; et les démocraties de l'Est nous renvoient l'inverse et ils nous disent : +C'est le libéralisme ultra libéral qui a trahi la souveraineté populaire", a-t-il exposé, en appelant à "trouver un point d'équilibre pour que la politique puisse se réapproprier précisément une forme de souveraineté et ne pas trahir la volonté populaire".

Cela fait des mois que la droite conservatrice européenne, ainsi que LR, se divisent sur le cas Orbán, au pouvoir depuis un peu moins de neuf ans.

Les Républicains ne font pas partie des douze partis membres du Parti Populaire européen ayant officiellement demandé "l'exclusion ou la suspension" du Premier ministre hongrois.

Samedi, lors d'un congrès LR, l'eurodéputé sortant et candidat à sa succession Arnaud Danjean avait indiqué ne pas se sentir "autorisé à aller donner des leçons aux Hongrois ou aux Polonais, parce qu'ils nous disent: +La société multiculturelle que vous avez ne fonctionne pas+".

La tête de liste LR aux Européennes, François-Xavier Bellamy, avait également considéré il y a quinze jours que Viktor Orbán, faisait "partie du PPE", tout en regrettant sa "stratégie de la tension".

A l'inverse, Valérie Pécresse avait alerté sur "la dérive autocratique de Viktor Orbán", en estimant que "sa présence au PPE divise et affaiblit notre position en Europe".

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