Retailleau (LR) réclame un référendum sur les retraites et sur l’immigration
Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR, a réclamé un référendum sur les retraites et sur l'immigration pour donner ...

Retailleau (LR) réclame un référendum sur les retraites et sur l’immigration

Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR, a réclamé un référendum sur les retraites et sur l'immigration pour donner ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR, a réclamé un référendum sur les retraites et sur l'immigration pour donner "une issue au débat" et sortir de la crise des "gilets jaunes".

"Il faut une issue au débat, le risque, c'est qu'il s'embourbe dans des propos contradictoires et qu'il se focalise sur la figure du chef de l'État qui a une tendance à admirer son reflet dans le miroir des écrans de télévision", a mis en garde le sénateur LR au micro de France Inter.

"Ca ne sert à rien de faire un référendum sur des questions qui sont de toute façon totalement évidentes, ce serait une sorte de détournement de la volonté populaire", a dénoncé M Retailleau, qui ne veut ni d'un référendum le jour des élections européennes, le 26 mai, ni d'un référendum sur les questions institutionnelles.

"Un référendum, ça aurait du sens, mais pour de vraies questions", "des questions importantes et certainement pas des questions qui ne seraient là que pour légitimer le pouvoir d'Emmanuel Macron", a-t-il expliqué, en donnant deux exemples, la retraite et l'immigration.

"Il y a un choix qui doit être clair: vous dites aux Français: +écoutez, est-ce que vous voulez qu'on garantisse à nos aînés le pouvoir d'achat des retraites? On peut le garantir, mais à ce moment-là, il faut augmenter progressivement l'âge de la retraite ou est-ce que vous voulez ne pas augmenter l'âge de la retraite? Mais en contrepartie, ce sera la capitalisation+", a développé M. Retailleau.

Il a également souhaité un référendum "sur un débat au Parlement sur les quotas" d'immigration, pour faire en sorte que "chaque année, le Parlement puisse débattre de quotas sur les étudiants, sur l'immigration de travail, etc".

"C'est important parce que c'est un sujet qui a sans doute beaucoup impacté la société française et on l'a retiré de la délibération du peuple français", a-t-il dénoncé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau (LR) réclame un référendum sur les retraites et sur l’immigration
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le