Retenues d’eau agricoles : le gouvernement va faciliter leur installation, annonce Agnès Pannier-Runacher

La ministre déléguée à l'Agriculture et à la Souveraineté alimentaire a annoncé une simplification des procédures pour construire des ouvrages de stockage d'eau
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le gouvernement compte, dans sa nouvelle loi agricole, « faciliter » l’installation de réserves d’eau pour l’agriculture en simplifiant les procédures, sur fond de colère des agriculteurs qui perdure depuis plus d’un mois. « Ce dont nous parlons, c’est de faire du stockage d’eau », a fait valoir Agnès Pannier-Runacher, réfutant le terme de « bassines ». « Depuis que les humains font de l’agriculture, ils stockent de l’eau », a-t-elle ajouté, alors que ces infrastructures sont contestées par une partie des militants écologistes, notamment dans l’ouest de la France, où de violentes manifestations ont eu lieu ces derniers mois. Mais la construction de réserves d’eau supplémentaires pour faire face au dérèglement climatique fait partie des revendications soulevées lors des manifestations.

Fin janvier, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, avait déjà affiché sa volonté d’accélérer la construction de réserves d’eau en présentant un fonds de 20 millions d’euros destiné à améliorer le stockage et l’efficacité de l’irrigation. Samedi, lors d’une visite houleuse pour l’ouverture du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron s’était engagé à « reconnaître notre agriculture et notre alimentation comme un intérêt général majeur de la nation française », ce qui pourrait faciliter de tels projets. La mesure doit encore être explicitée, mais elle ressemble à la présomption d’intérêt public majeur dont peuvent bénéficier par exemple des projets d’éoliennes ou de centrales solaires, lorsque leur construction risque de mettre en danger des espèces ou des habitats protégés. « Je l’ai fait pour les énergies renouvelables », a dit Mme Pannier-Runancher au sujet de la simplification des procédures administratives.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Retenues d’eau agricoles : le gouvernement va faciliter leur installation, annonce Agnès Pannier-Runacher
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le