Retour des djihadistes : « Oui, nous protégeons les Français » répond Collomb à Wauquiez
Au micro de l’émission « Sénat 360 », Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a répondu à Laurent Wauquiez qui a demandé que tous les djihadistes de retour en France, soient systématiquement incarcérés.

Retour des djihadistes : « Oui, nous protégeons les Français » répond Collomb à Wauquiez

Au micro de l’émission « Sénat 360 », Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a répondu à Laurent Wauquiez qui a demandé que tous les djihadistes de retour en France, soient systématiquement incarcérés.
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La  satisfaction de la défaite de Daech à Raqqa le 17 octobre, a rapidement fait place à un questionnement en France. Que faire de ces djihadistes français qui souhaitent revenir ? Le problème se pose déjà, au moment où une famille française djihadiste vivant en Syrie, désire revenir sur le sol français. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne- Rhône-Alpes et candidat à la présidence du parti LR, a réclamé que tous les djihadistes français soient systématiquement emprisonnés. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, plus prudent dans ses déclarations, souhaite agir selon le profil « des revenants » : « Nous regardons (…), parce que nous sommes dans un état de droit, ce qu’ont commis les personnes qui reviennent. Pour ce qui concerne les hommes, à peu près les deux tiers ont été aujourd’hui emprisonnés. Tout simplement parce qu’ils étaient sur les lieux de combat et qu’ils ont commis un certain nombre de crimes. Ce n’est pas totalement vrai pour les femmes et évidemment c’est encore moins vrai pour les mineurs. Nous avons aujourd’hui des mineurs qui, pour la plupart, sont âgés de moins de 12 ans. Donc il faut prendre en compte la diversité de ces cas ».  

« Oui nous protégeons les Français » répond encore le ministre de l’Intérieur, réagissant à la demande de Laurent Wauquiez.  « Ceux qui, parmi les hommes [djihadistes], ne sont pas aujourd’hui en prison, sont suivis de très près par la DGSI [Direction générale de la Sécurité intérieure NDLR]. Parce que nous ne voulons pas laisser nos concitoyens sans protection ».  

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