Retrait de la plainte de Noël Le Graët : « une décision sage et prudente » réagit Amelie Oudéa-Castera

A quelques jours de l’audience qui devait avoir devant la cour de justice de le République, Noël Le Graët, par la voix de son avocat a annoncé retirer sa plainte pour diffamation contre l’ancienne ministre des Sports. Invitée dans l’émission Sport etc, Amélie Oudéa-Castéra réagit en exclusivité à cette annonce au micro d’Anne-Laure Bonnet.
Guillemette Halard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Finalement le procès n’aura pas lieu. Après avoir affirmé qu’Amélie Oudéa-Castéra avait menti aux sujets des conclusions de l’audit sur la FFF mené par l’inspection générale de l’Education du Sport et de la Recherche ; l’ancien patron du foot français a décidé de retirer sa plainte pour diffamation. Invitée le plateau de l’émission Sport Etc sur Public Sénat, Amélie Oudéa-Castéra a estimé qu’il s’agissait d’ « une décision sage et prudente ».

« Je n’avais fait qu’énoncer les conclusions de cette synthèse »

« J’étais très sereine sur tout ça » a expliqué Amélie Oudéa-Castéra, sur le plateau de Sport, Etc sur Public Sénat. « L’Inspection générale de l’Education, du Sport et de la Recherche (IGESR) avait travaillé pendant près de quatre mois avec un respect total du contradictoire, des droits de la défense. Moi je n’ai fait qu’énoncer les conclusions énoncées dans cette synthèse, » se défend-elle. « Et en préparant cette audience, nous avons à nouveau réuni toutes les preuves matérielles de l’existence de ces écarts de comportements, de ces écarts de langages répétés, dont tous les Français ont été témoins, comme ce qu’il avait dit sur Zidane, ce qu’il avait dit sur les droits des travailleurs au Qatar… »

« J’ai simplement fait mon travail de ministre des Sports, sans me laisser intimider »

Un revirement de Noël Le Graët que l’ancienne ministre qualifie de « décision sage et prudente ». « La justice avait été saisie souverainement par les inspecteurs, et j’avais toujours dit qu’il revenait au parquet d’assurer la qualification juridique des faits. Je n’ai jamais dit qu’il s’était rendu auteur d’infractions pénales sur ce registre de harcèlement. (…) Je n’avais aucune intention de lui nuire personnellement. J’ai simplement fait mon travail de ministre des Sports, sans me laisser intimider, et je l’ai fait de manière responsable et professionnelle » conclut-elle.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Retrait de la plainte de Noël Le Graët : « une décision sage et prudente » réagit Amelie Oudéa-Castera
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le