Retrait de la plainte de Noël Le Graët : « une décision sage et prudente » réagit Amelie Oudéa-Castera

A quelques jours de l’audience qui devait avoir devant la cour de justice de le République, Noël Le Graët, par la voix de son avocat a annoncé retirer sa plainte pour diffamation contre l’ancienne ministre des Sports. Invitée dans l’émission Sport etc, Amélie Oudéa-Castéra réagit en exclusivité à cette annonce au micro d’Anne-Laure Bonnet.
Guillemette Halard

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Finalement le procès n’aura pas lieu. Après avoir affirmé qu’Amélie Oudéa-Castéra avait menti aux sujets des conclusions de l’audit sur la FFF mené par l’inspection générale de l’Education du Sport et de la Recherche ; l’ancien patron du foot français a décidé de retirer sa plainte pour diffamation. Invitée le plateau de l’émission Sport Etc sur Public Sénat, Amélie Oudéa-Castéra a estimé qu’il s’agissait d’ « une décision sage et prudente ».

« Je n’avais fait qu’énoncer les conclusions de cette synthèse »

« J’étais très sereine sur tout ça » a expliqué Amélie Oudéa-Castéra, sur le plateau de Sport, Etc sur Public Sénat. « L’Inspection générale de l’Education, du Sport et de la Recherche (IGESR) avait travaillé pendant près de quatre mois avec un respect total du contradictoire, des droits de la défense. Moi je n’ai fait qu’énoncer les conclusions énoncées dans cette synthèse, » se défend-elle. « Et en préparant cette audience, nous avons à nouveau réuni toutes les preuves matérielles de l’existence de ces écarts de comportements, de ces écarts de langages répétés, dont tous les Français ont été témoins, comme ce qu’il avait dit sur Zidane, ce qu’il avait dit sur les droits des travailleurs au Qatar… »

« J’ai simplement fait mon travail de ministre des Sports, sans me laisser intimider »

Un revirement de Noël Le Graët que l’ancienne ministre qualifie de « décision sage et prudente ». « La justice avait été saisie souverainement par les inspecteurs, et j’avais toujours dit qu’il revenait au parquet d’assurer la qualification juridique des faits. Je n’ai jamais dit qu’il s’était rendu auteur d’infractions pénales sur ce registre de harcèlement. (…) Je n’avais aucune intention de lui nuire personnellement. J’ai simplement fait mon travail de ministre des Sports, sans me laisser intimider, et je l’ai fait de manière responsable et professionnelle » conclut-elle.

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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