La décision de Marion Maréchal-Le Pen de quitter ses mandats politiques a été jugée "respectable" mercredi par les responsables FN Florian Philippot et David Rachline, ainsi que par le député apparenté FN Gilbert Collard.
"C'est une décision qui est tout à fait respectable, fondée sur des motifs privés", a affirmé le vice-président du Front national Florian Philippot sur RMC. "C'est une décision pour des raisons privées, c'est une jeune maman".
Pour David Rachline, qui a dirigé la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle, "c'est un choix qui est éminemment respectable". Marion Maréchal-Le Pen est "quelqu'un qui a mené de beaux combats, qui a eu de beaux succès. Pour autant, il faut respecter sa décision. Chacun est libre, chacun peut évoluer", a-t-il déclaré sur Europe 1.
"C’est un choix de vie qui devrait être respecté par tout le monde", a également affirmé sur LCI Gilbert Collard, prédisant à la députée FN du Vaucluse "un sacré destin" pour les années à venir.
Principales dates de Marion Maréchal-Le Pen, qui va annoncer qu'elle quitte ses mandats politique
AFP
"Aucun de nous n’a le droit de contester un choix de vie", a-t-il dit, rappelant qu'elle est maman d'une petite fille. "Elle a envie de connaître le monde de l’entreprise", a-t-il aussi ajouté. "Sa présence à nos côtés est intacte, mais elle veut s’ouvrir à d’autres horizons".
Interrogé sur la réaction de Jean-Marie Le Pen, qui a regretté la "désertion" de sa petite-fille, M. Collard a affirmé qu'"on n’est pas en guerre, ce n’est pas une désertion". "Il faut qu’il raccroche son béret de para ou son casque de soldat", a-t-il lancé à l'adresse du cofondateur du FN.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.
En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.