Retraite: Macron veut une réforme qui « construise l’avenir »
Emmanuel Macron a déclaré jeudi à Rodez (Aveyron) que la réforme des retraites devait déboucher sur "un système qui construit l...

Retraite: Macron veut une réforme qui « construise l’avenir »

Emmanuel Macron a déclaré jeudi à Rodez (Aveyron) que la réforme des retraites devait déboucher sur "un système qui construit l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron a déclaré jeudi à Rodez (Aveyron) que la réforme des retraites devait déboucher sur "un système qui construit l'avenir" et non juste une "reforme financière pour les deux prochains mois".

Le débat sur cette réforme, qui "commence aujourd'hui et qui va se poursuivre dans les prochains mois", "doit permettre de lever des incompréhensions quand il y en a, de clarifier des points dans la gouvernance, de donner des garanties dans le système", a-t-il indiqué au début du débat avec 600 personnes dans la salle des fêtes de Rodez.

"Ce qui est clair, c'est que je veux qu'on aille vers un système qui construit l'avenir, c'est-à-dire positif", et "qu'on va rester au système avec 42 régimes et faire une réforme financière juste pour les deux prochains mois".

"C'est l'engagement que j'ai pris devant les Français", a-t-il ajouté, en assurant que la réforme de fusion en un système unique par points des 42 régimes existants à l'horizon 2025 visait à créer un système "plus lisible, plus transparent".

Il a répété plusieurs fois que l'âge légal de départ à la retraite restait à 62 ans, tout en évoquant la nécessité de "définir" un "âge pivot" durant l'actuelle concertation. C'est à partir de cet âge seulement qu'on pourra bénéficier d'une retraite pleine, sans décote.

Mais, a-t-il précisé, certaines décisions seront liées à la situation financière du système. Le gouvernement a saisi le conseil d'orientation des retraites (COR) pour savoir si le nouveau système, en 2025, commencera à l'équilibre. Le COR doit rendre sa copie fin novembre.

"Si le COR nous dit: +il manque 8, 10 milliards+, on devra dire +faut travailler un peu plus longtemps, ça c'est tout à fait vrai+", a avancé le chef de l'Etat.

"S'il nous dit +c'est à l'équilibre en 2025+, on n'aura pas besoin de (le) faire", a-t-il ajouté, laissant entendre qu'en cas de besoin de financement, c'est l'allongement de la durée de cotisation qui sera la piste privilégiée.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le