Retraites : « 22 000 amendements, c’est totalement guignolesque » dénonce Damien Abad
Le président des Républicains à l’Assemblée nationale tire à boulets rouges sur la réforme des retraites présentée aux parlementaires et sur l’obstruction de la France Insoumise, qu’il accuse de « bloquer » les débats.

Retraites : « 22 000 amendements, c’est totalement guignolesque » dénonce Damien Abad

Le président des Républicains à l’Assemblée nationale tire à boulets rouges sur la réforme des retraites présentée aux parlementaires et sur l’obstruction de la France Insoumise, qu’il accuse de « bloquer » les débats.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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Les députés de la commission spéciale de l’Assemblée ont débuté leurs travaux la semaine dernière sur la réforme des retraites du gouvernement. Près de 22 000 amendements ont déjà été déposés, dont 19 000 par la France Insoumise, qui assume de mettre en place une « obstruction parlementaire ».

« C'est totalement guignolesque, ça dénature les droits du Parlement, et ça affaiblit tout le monde » tacle Damien Abad. Le député LR, lui aussi opposé à la réforme en l’état, estime que cette façon de faire va aggraver la situation : il dénonce « un pouvoir obstiné par une mauvaise réforme » et une « France Insoumise qui décrédibilise le Parlement ».

« La FI fait le jeu du gouvernement : c'est une espèce de jeu de dupes à deux où chacun s'est réparti son rôle et on voit bien que ça arrange tout le monde, y compris le gouvernement parce qu'on ne peut pas faire de débat » analyse-t-il.

 « Les Français sont pris en otage »

Pour le chef de file des députés Républicains, l’aspect financier de la réforme est très inquiétant. Il a d’ailleurs demandé à ce qu’un débat sur cette question soit mis en place ce soir à l’Assemblée. « Nous voulons discuter du volet financement. Que les syndicats en discutent c’est très bien, mais que le Parlement soit absent de cette discussion c’est une folie. 2 ans de concertation sans discuter d'un seul centime de financement, ça pose question. »

« Malheureusement aujourd’hui il n’y a plus de bonne solution » déplore-t-il. Il pointe du doigt une concertation qui a patiné, l’absence de précisions sur le financement et une procédure accélérée qui empêche les débats de fond. « Les Français sont pris en otage. »

Son groupe politique regrette également la position du Premier ministre sur l’âge pivot, retiré temporairement de la réforme. « C’est une fermeté de papier, la vérité c'est qu'il a déjà renoncé. En sortant l'âge pivot de son projet de loi, il ne pourra plus jamais le réintégrer dans le texte. On sait comment ça va se passer. »

 

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