Retraites : Édouard Philippe veut préciser les contours de la conférence de financement
Il reste encore « beaucoup de travail » aux partenaires sociaux et à l’État sur les différents éléments de la réforme des retraites soumis à la concertation. C’est le cas des modalités de la conférence de financement, proposée par la CFDT. Quoiqu’il arrive, le projet de loi sera adopté avant l’été.

Retraites : Édouard Philippe veut préciser les contours de la conférence de financement

Il reste encore « beaucoup de travail » aux partenaires sociaux et à l’État sur les différents éléments de la réforme des retraites soumis à la concertation. C’est le cas des modalités de la conférence de financement, proposée par la CFDT. Quoiqu’il arrive, le projet de loi sera adopté avant l’été.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a beaucoup de réunions qui sont prévues », résume ce mardi matin, Édouard Philippe au ministère du Travail, lui qui vient de retrouver les partenaires sociaux pour la première fois depuis le 19 décembre. Dans de nombreux domaines de la réforme des retraites, syndicats, organisations patronales et gouvernement vont tenter de trouver des points d’accord : sur la pénibilité, la retraite progressive, l’emploi des seniors, les petites retraites, ou encore le sort des fonctions publiques d’État ou hospitalière.

Lors de cette réunion, le chef du gouvernement a également précisé le calendrier législatif. La présentation du texte en Conseil des ministres aura lieu dès le 24 janvier. Comme l’a révélé Le Parisien la veille, le projet de loi a été envoyé au Conseil d’État, compte tenu du calendrier resserré. Édouard Philippe a rappelé aux partenaires sociaux la manière dont le gouvernement pourrait prendre en compte d’ici le 24 janvier, tout comme dans toute la séquence parlementaire les points d’accord qui pourraient se nouer.

« Respecter l’engagement que j’avais pris d’un projet de loi adopté avant l’été »

L’examen en séance publique à l’Assemblée nationale débutera le 17 février et deux semaines seront réservées aux débats en hémicycle, ce qui suppose un examen en commission spéciale dès la première quinzaine du mois. « Ce qui nous permettra après un examen ultérieur au Sénat et peut-être une deuxième lecture dans les deux chambres, de respecter l’engagement que j’avais pris d’un projet de loi adopté avant l’été par le Parlement », a rappelé le Premier ministre. Cette année, la fin de la session à l’Assemblée doit en effet être anticipée à cause de travaux de réfection de la toiture de l’hémicycle.

Édouard Philippe a répété que la proposition de Laurent Berger d’organiser une conférence de financement sur le régime universel de retraite était « bonne ». Mais que les modalités devaient être précisées. « Nous devons nous mettre d’accord sur le mandat de cette conférence de financement et le délai qui lui sera accordé pour aboutir ou proposer des solutions. » Ce sera l’objet d’une nouvelle réunion à Matignon, ce vendredi matin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Retraites : Édouard Philippe veut préciser les contours de la conférence de financement
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le