Retraites: Faure veut un débat « jusqu’au bout » et une motion de censure in fine
Le numéro un du Parti socialiste Olivier Faure a assuré dimanche vouloir le débat parlementaire "jusqu'au bout" sur la réforme...

Retraites: Faure veut un débat « jusqu’au bout » et une motion de censure in fine

Le numéro un du Parti socialiste Olivier Faure a assuré dimanche vouloir le débat parlementaire "jusqu'au bout" sur la réforme...
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Le numéro un du Parti socialiste Olivier Faure a assuré dimanche vouloir le débat parlementaire "jusqu'au bout" sur la réforme des retraites, malgré l'avalanche d'amendements, et plaide pour une motion de censure in fine.

"Je veux le débat" et qu'il ne soit "pas caricatural", a déclaré M. Faure à France Inter/Franceinfo/Le Monde, à la veille du démarrage des discussions en commission, avec quelque 22.000 amendements dont 19.000 des insoumis à la clé.

Les amendements permettent "d'avoir un temps de parole, et derrière ça permet un débat approfondi", a justifié le député de Seine-et-Marne.

Il espère "faire apparaître dans le débat, article après article, les impasses, les impensés, les improvisations de ce gouvernement".

Et quand déposer une motion de censure avec les deux autres groupes de gauche, LFI et PCF? "Je souhaite que la motion soit une conclusion à l'absence d'avancées (...) et non pas un préalable", a répondu M. Faure, qui ne souhaite "pas qu'on soude la majorité à l'entrée de ce débat".

Le chef de file de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a le premier proposé une motion de censure, mi janvier. Celle-ci peut intervenir à n'importe quel moment, le début de l'examen de la réforme dans l'hémicycle de l'Assemblée le 17 février ayant été évoqué par certains à gauche.

Le Premier secrétaire du PS, lui, veut "avoir (le débat) jusqu'au bout, les yeux dans les yeux avec ce gouvernement" et "faire comprendre aux Français que ce projet est régressif, (et) nous conduit à un accident industriel".

Alors que M. Mélenchon a réitéré récemment sa proposition de motion à "tous les groupes d'opposition", M. Faure avertit qu'il ne "signe jamais de motion avec Marine Le Pen".

Cette dernière a redit dimanche qu'elle allait "lire" la proposition de motion et "pourquoi pas" la signer.

La motion de censure contre le gouvernement, qui n'a aucune chance d'être adoptée compte tenu de la majorité écrasante LREM-MoDem, "permet de symboliser une opposition ferme, totale", selon M. Faure.

Il espère toutefois "qu'il y a des parlementaires dans la majorité qui se posent des questions". "Si les choses ne bougent pas au Parlement, j'espère que dans les urnes les Français seront suffisamment clairs pour exprimer leur ras-le-bol et que le gouvernement sera obligé de lâcher", a-t-il ajouté en référence aux municipales de mars.

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