Retraites : François-Xavier Bellamy dénonce « certains régimes spéciaux » qui ont prospéré « à la faveur des blocages »
Le député européen Les Républicains s’attaque à la réforme des retraites du gouvernement, qu’il juge floue et « anxiogène ». Mais à deux jours de la mobilisation sociale, il ne compte pas soutenir le mouvement de grève.

Retraites : François-Xavier Bellamy dénonce « certains régimes spéciaux » qui ont prospéré « à la faveur des blocages »

Le député européen Les Républicains s’attaque à la réforme des retraites du gouvernement, qu’il juge floue et « anxiogène ». Mais à deux jours de la mobilisation sociale, il ne compte pas soutenir le mouvement de grève.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ça fait des semaines, des mois, que l'on voit les allers-retours et les contradictions au sein du gouvernement sur un sujet qui est pourtant majeur » estime François-Xavier Bellamy. Alors que le gouvernement a réuni un séminaire gouvernemental à Matignon ce dimanche pour « les derniers réglages de communication politique », l’eurodéputé appelle à plus de clarté.

« Sur un sujet comme celui-ci, au lieu de mentir aux Français en leur parlant d'un âge pivot, de ces moyens d'éviter la réalité des débats, il faut regarder les Français dans les yeux et leur dire ce qui est nécessaire : Il faut que nous puissions travailler collectivement un peu plus pour garantir l'avenir de notre système »

Mettre fin aux « injustices criantes »

Mais pour François-Xavier Bellamy, pas question de soutenir la grève prévue jeudi. « Je crois que la grève n'est jamais une bonne solution pour faire avancer le débat » estime-t-il, dénonçant « des blocages massifs » qui ne vont faire que compliquer la discussion entre les partenaires sociaux et le gouvernement. En outre, le flou qui persiste autour du projet gouvernemental empêche une opposition précise : « On ne fait pas grève contre un projet qui n'est pas encore clair ».  

Pour l’eurodéputé LR, il faut rester ouvert à un projet de réforme des retraites, pour mettre fin à des « injustices criantes » : « Certains régimes spéciaux n'ont prospéré qu'à la faveur de ces blocages dont le pays est menacé à chaque fois que le sujet est mis sur la table » assène-t-il. « Défendre par corporatisme des avantages acquis ne fait avancer ni la cause du syndicalisme ni la cause de l'égalité. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : François-Xavier Bellamy dénonce « certains régimes spéciaux » qui ont prospéré « à la faveur des blocages »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le