Retraites : Gilles Le Gendre est « très favorable à ce qu’on vote cette loi rapidement »
Malgré la mobilisation sociale encore forte dans certains secteurs et le départ précipité de Jean-Paul Delevoye, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale se fixe toujours pour objectif une adoption du projet de loi en première lecture par les députés avant les municipales.

Retraites : Gilles Le Gendre est « très favorable à ce qu’on vote cette loi rapidement »

Malgré la mobilisation sociale encore forte dans certains secteurs et le départ précipité de Jean-Paul Delevoye, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale se fixe toujours pour objectif une adoption du projet de loi en première lecture par les députés avant les municipales.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il n’a pas la maîtrise de l’ordre du jour parlementaire, mais s’il l’avait, il ne serait « pas favorable » à un report de l’examen de la réforme des retraites au Parlement. À la veille de nouvelles manifestations contre le projet, qu’il anticipe plus fournies que les précédentes, le député (LREM) Gilles Le Gendre ne veut pas dévier du calendrier prévu. « Je suis très favorable à ce qu'on vote cette loi rapidement –avant les municipales – en première lecture à l'Assemblée nationale », a insisté le président du groupe majoritaire, dans l’émission Audition publique, ajoutant qu’il y aurait un temps d’examen « normal ».

Alors que la CFDT appelle désormais à battre le pavé, le député de Paris est convaincu que « le rapport de force ne tiendra pas au nombre de personnes dans la rue ». Mais plutôt aux négociations avec les partenaires sociaux. Selon lui, les deux séries de rencontres prévues à Matignon mercredi et jeudi ne devraient pas déboucher sur des accords, les sujets « compliqués » étant encore nombreux (âge d’équilibre, prise en compte de la pénibilité et des carrières longues). « Rien ne sera conclu dans la semaine […] Le vrai sujet, c’est de restaurer la confiance », espère-t-il. Il a prétendu que l’essentiel des manifestants étaient portés par des revendications catégorielles. « D'où vient aujourd'hui le fait qu'il y a des gens dans la rue ? C'est essentiellement les régimes spéciaux », a-t-il assené.  

« Les Français ne comprendraient pas qu'on ne respecte pas cette trêve [de Noël] »

Gilles Le Gendre a d’ailleurs noté que cette réforme suscitait « l’approbation » de trois centrales syndicales (CFDT, Unsa et CFTC) sur « 90-95 % de son contenu ». Mais depuis la présentation du projet par Édouard Philippe, les relations se sont dégradées avec les syndicats, à cause de la notion d’âge pivot à 64 ans, avec son système de bonus et de malus qui crispe le dialogue. Le président du groupe LREM a averti la CFDT, à qui il a tendu la main une nouvelle fois. « Nous ne sortirons gagnants, les uns et les autres, de cette négociation que si nous sortons du seul sujet binaire malus-bonus ou pas malus-bonus. On ne peut pas sortir d’une zone comme ça quand on se concentre de façon obsessionnelle sur un seul sujet. »

Ces échanges bilatéraux et multilatéraux avec les partenaires sociaux seront sans doute l’occasion d’éviter une poursuite du mouvement social dans les transports en pleines fêtes de Noël. Du moins Gilles Le Gendre l’espère-t-il. « Les Français ne comprendraient pas qu'on ne respecte pas cette trêve qui est multiséculaire », selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : Gilles Le Gendre est « très favorable à ce qu’on vote cette loi rapidement »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Retraites : Gilles Le Gendre est « très favorable à ce qu’on vote cette loi rapidement »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le