Retraites : « Il y a la possibilité de sortir de ce grand débat par un référendum » annonce Fabien Roussel
Alors que la réforme des retraites débute son processus parlementaire, la fronde n’est plus seulement dans la rue mais aussi sur les bancs des députés. 22 000 amendements ont été déposés et une motion référendaire est prévue.

Retraites : « Il y a la possibilité de sortir de ce grand débat par un référendum » annonce Fabien Roussel

Alors que la réforme des retraites débute son processus parlementaire, la fronde n’est plus seulement dans la rue mais aussi sur les bancs des députés. 22 000 amendements ont été déposés et une motion référendaire est prévue.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Cette réforme des retraites c'est une fabrique à retraités pauvres » analyse Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du parti communiste français. « Il se trouve que ce texte est pire que ce que le gouvernement nous avait dit avant. Pire malgré la main tendue et les soi-disant concessions accordées à la CFDT. »

Les parlementaires d’opposition se sont donc organisés pour marquer leur désaccord avec ce texte qu’ils jugent incomplet et qu’ils doivent examiner en procédure accélérée, après que le gouvernement a explicitement refusé de modifier le calendrier.

« Le gouvernement a fait le choix d'une procédure accélérée pour qu'il n'y ait pas de débat. Donc on ne va pas accuser l'opposition de faire de l'obstruction » explique-t-il. La France Insoumise a ainsi déposé près de 19 000 amendements, assumant de faire de « l’obstruction parlementaire ». 

« Il y a ceux qui font de l'obstruction, nous on va vers le débat de fond, les deux s'additionnent » estime Fabien Roussel. De son côté, le PCF compte soutenir une motion de censure qui pourrait être déposée à gauche, mais veut avant tout la tenue d’un référendum sur la réforme des retraites. « Nous allons interpeller tous les Français pour dire qu'il y a la possibilité de sortir de ce grand débat par un référendum. »

« La motion référendaire a plus de sens en termes politiques que la motion de censure : car ce n'est pas une sanction contre le gouvernement, c'est demander un débat » détaille Fabien Roussel. L’élu communiste annonce la mise en place d’une « grande campagne » pour un référendum à partir de ce lundi, qui prévoit notamment de demander aux députés de la République en Marche « de rendre des comptes ».

« J'aimerais bien voir comment les députés En Marche vont se justifier de ne pas vouloir un référendum sur la question des retraites. » Pour l’élu communiste, le référendum est la seule façon de sortir d’une situation bloquée entre le gouvernement d’un côté, parlementaires, syndicats et citoyens de l’autre.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le