Retraites : « Il y a une volonté que cette réforme tombe » déclare Elsa Faucillon
La députée PCF était dans le cortège parisien hier lors des manifestations contre la réforme des retraites. Elle salue « un déferlement » citoyen en France, qui peut ouvrir d’autres perspectives.

Retraites : « Il y a une volonté que cette réforme tombe » déclare Elsa Faucillon

La députée PCF était dans le cortège parisien hier lors des manifestations contre la réforme des retraites. Elle salue « un déferlement » citoyen en France, qui peut ouvrir d’autres perspectives.
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Par Océane Blanchard

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Hier, 800 000 personnes étaient dans la rue en France selon la police, un chiffre déjà bien au-delà des prévisions des autorités. Largement mobilisés, les manifestants représentaient de nombreuses professions, qui voient d’un mauvais œil la fin des régimes spéciaux et l’allongement de la durée de cotisation.

Pour Elsa Faucillon, députée du Parti communiste, « c'est de leur vie dont parlent les gens qui manifestent. C'est l'expression d'un rejet de la contre-réforme qui s'annonce ». Elle pointe du doigt un contexte de précarité qui a exacerbé les inquiétudes des Français : « un contexte où il y a des salariés qui ne vivent pas de leurs salaires, des hospitaliers qui voient leur travail totalement déshumanisé, des enseignants pas assez payés et dont les conditions d'enseignements pas à la hauteur des défis pour les enfants »

« Il y a une volonté que cette réforme tombe » déclare l’élu PCF. Pour elle, la refonte du système des retraites va être perdante pour un bon nombre de français, toutes professions confondues. « Les gens vont devoir travailler plus longtemps et accepter qu'il va falloir se partager la même assiette, le même gâteau avec plus de monde. C'est ça le but de la réforme ».

Pour Elsa Faucillon, cette réforme creuse l’angoisse sur l’avenir et sur celui des générations futures. « Les gens savent qu'à la fois il y a des injustices et des inégalités très fortes, ils savent aussi qu'il y a des défis environnementaux qui peuvent mettre des barrières extrêmement rapides. Ils ne veulent pas accepter que leurs enfants vont vivre moins bien qu'eux »  

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