Retraites: « L’âge pivot de 62 ans ne bougera pas », assurent les responsables LREM
Le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guerini et le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre sont montés...

Retraites: « L’âge pivot de 62 ans ne bougera pas », assurent les responsables LREM

Le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guerini et le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre sont montés...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guerini et le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre sont montés au créneau mercredi pour désamorcer la polémique sur l'âge de départ en retraite, affirmant qu'il ne bougera pas, du moins dans la réforme en cours.

Le Haut commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, "tirerait les conséquences si les engagements pris devant les partenaires sociaux concernant l'âge minimum (de départ à la retraite) étaient remis en cause", a fait savoir mardi son entourage, alors que plusieurs ministres ont évoqué cette piste ces derniers jours.

"Notre engagement, c'est de faire la réforme systémique des retraites à périmètre constant sur l'âge de départ à la retraite. Alors faisons comme ça", a déclaré M. Guerini devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).

Jean-Paul Delevoye "ira jusqu'au bout de sa réforme et le groupe parlementaire que je préside le soutient de manière inconditionnelle", avait garanti auparavant Gilles Le Gendre sur Europe 1. "L'âge pivot 62 ans ne bougera pas", avait ajouté le député de Paris et la polémique, "considérons la comme refermée".

"L'exaspération du président de la République (sur cette polémique, NDLR), le groupe parlementaire que je préside la partage, je l'ai dit très amicalement au Premier ministre, ce n'était pas absolument indispensable d'ouvrir ce débat-là", a encore fait savoir le patron des députés LREM.

Le patron d'En Marche a, lui, approuvé les propos du Premier ministre qu'il a justifiés.

"Je comprends sa réponse et je la soutiens", a-t-il dit. "Il y a un enjeu de société qui est devant nous et nous serions fous de ne pas regarder celui du vieillissement de la population et d'une meilleure prise en charge de la dépendance", a-t-il justifié rappelant sa proposition d'un financement par "un jour de travail supplémentaire".

"Il faut distinguer les réformes annoncées pendant l'élection présidentielle qui doivent être faites en l'état et le chemin que l'on doit construire avec les Français sur les grands enjeux de société, dont celui du vieillissement qui pose la question de la durée du travail", a-t-il ajouté, estimant du devoir de la majorité de "dire quel est son projet de société", à l'issue du grand débat.

Edouard Philippe et Jean-Paul Delevoye se sont vus en tête-à-tête mardi soir, puis mercredi matin dans le cadre d'une réunion de travail du gouvernement sur le sujet, selon Matignon, ajoutant que "le mandat de Jean-Paul Delevoye" n'avait "pas changé".

M. Delevoye devrait remettre ses recommandations au gouvernement après les élections européennes du 26 mai, en vue d'une présentation du projet de loi avant la trêve estivale.

Promesse de campagne du chef de l'Etat, la réforme doit remplacer les 42 régimes de retraite existants par un système "universel" par points, toujours basé sur le principe de répartition, mais où "un euro cotisé donnera les mêmes droits" à tous.

"Nous sommes parfaitement prêts à assumer des corrections de trajectoire (...) dans un cap politique qui, lui, va rester le même", a également expliqué M. Le Gendre à propos de la sortie du grand débat.

Les deux responsables LREM ont notamment cité la "piste sérieuse" d'une réindexation des retraites sur l'inflation qui fait l'objet d'un "certain consensus", selon M. Guerini.

Partager cet article

Dans la même thématique

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

Retraites: « L’âge pivot de 62 ans ne bougera pas », assurent les responsables LREM
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le