Retraites: l’âge pivot doit être « enlevé du projet de loi », réaffirme Berger (CFDT)
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé mardi à son arrivée à la réunion multilatérale au ministère du...

Retraites: l’âge pivot doit être « enlevé du projet de loi », réaffirme Berger (CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé mardi à son arrivée à la réunion multilatérale au ministère du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé mardi à son arrivée à la réunion multilatérale au ministère du Travail qu'"il faut d'abord que l'âge pivot soit enlevé du projet de loi" sur les retraites pour espérer une sortie du conflit social.

"On a vu que l'âge pivot ne semblait plus être un totem, maintenant (...) ce qu'on veut, c'est qu'il ne soit plus dans le projet de loi", a déclaré le dirigeant du premier syndicat français, réagissant aux déclarations d'Edouard Philippe sur RTL.

Le chef du gouvernement semble "ouvert à la discussion, au dialogue", a noté M. Berger, dont la proposition de "conférence de financement" pour veiller à l'équilibre du système a été qualifiée de "bonne idée" par le Premier ministre.

Pour le leader de la CFDT, cette conférence devrait porter sur "l'ensemble du financement du système (des retraites) et notamment des futurs systèmes". "Il n'est pas question de se laisser enfermer dans un processus qui serait, en fait, une alternative à ce qu'est aujourd'hui l'âge pivot", a-t-il ajouté, estimant qu'il ne faut pas rester dans une vision "de court terme".

Mais pour qu'un tel rendez-vous soit organisé, "il faut d'abord que l'âge pivot soit enlevé du projet de loi", a-t-il martelé.

"La ficelle est très, très grosse ce matin", a jugé pour sa part Catherine Perret (CGT), qui ne voit pas dans ce projet de conférence de financement matière à "désamorcer la mobilisation massive de jeudi et samedi".

Pour elle, "c'est comme s'il n'y avait que la CFDT qui était contre l'âge pivot" alors que "depuis le départ l'ensemble des organisations syndicales sont mobilisées".

Une nouvelle rencontre multilatérale entre plusieurs membres du gouvernement et les organisations syndicales et patronales a débuté peu après 9H30 au ministère du Travail.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites: l’âge pivot doit être « enlevé du projet de loi », réaffirme Berger (CFDT)
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le