Retraites: la CGT claque la porte de la conférence de financement
La CGT a décidé de quitter la conférence de financement sur les retraites, a annoncé mercredi la secrétaire confédérale de l...

Retraites: la CGT claque la porte de la conférence de financement

La CGT a décidé de quitter la conférence de financement sur les retraites, a annoncé mercredi la secrétaire confédérale de l...
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La CGT a décidé de quitter la conférence de financement sur les retraites, a annoncé mercredi la secrétaire confédérale de l'organisation syndicale, Catherine Perret, une décision que Laurent Pietraszewski a immédiatement regrettée.

"La CGT a décidé de quitter la conférence de financement et d'organiser" avec les syndicats opposées au projet de loi sur les retraites (FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC) "sa vraie conférence de financement", a-t-elle affirmé sur les ondes de Radio Classique.

"Je regrette qu'un grand syndicat représentatif français claque la porte de ce type de dialogue, car je crois que c'est un dialogue où la CGT a sa place", a réagi juste après sur RMC/BFMTV Laurent Pietraszewski, le secrétaire d'État aux Retraites.

Jacques Maire (LREM), co-rapporteur du projet de loi, a estimé que les organisations syndicales et patronales savent qu'elles "ont collectivement une obligation de résultat". "S'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un dispositif de financement du démarrage, ils savent qu'il seront immédiatement mis en question sur leur capacité d'assurer dans le long terme le pilotage du régime du système universel de retraite", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

"Comment est-ce que vous voulez que des acteurs qui n'ont pas réussi cette phase de démarrage puissent ensuite se voir confier les 320 milliards du régime universel?", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié quelques heures après l'annonce de Mme Perret, la CGT se montre moins affirmative qu'elle, indiquant que sans réponse de la part du gouvernement à ses propositions, "elle posera dès la semaine prochaine à ses instances dirigeantes la question de la pertinence de maintenir sa présence à une conférence".

Le patron du Medef, "Geoffroy Roux de Bézieux n'a cessé de dire qu'il voulait reculer l'âge légal de la retraite à 65 ans et surtout économiser toujours sur les prestations sociales (...) Ce qui m'alerte, c'est que le Medef et le gouvernement, c'est le même combat", avait expliqué Mme Perret.

Le gouvernement a lancé fin janvier avec les partenaires sociaux la conférence de financement chargée de trouver les solutions pour assurer l'équilibre financier du régime des retraites d'ici 2027, ainsi que celui du futur système, universel et à points.

Cette conférence de financement avait été proposée par la CFDT afin d'éviter la fixation d'un âge pivot, atteignant progressivement 64 ans entre 2022 et 2027 et en dessous duquel il n'aurait pas été possible de partir avec une retraite complète.

"On est dans la phase de préparation d'une conférence dont le nom n'est pas encore défini, qui pourrait s'intituler +contre-conférence+", a précisé à l'AFP Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, qui n'a pas été convié à la conférence de financement organisée par le gouvernement.

Les syndicats opposés au projet se pencheront sur l'égalité femmes-hommes, la pénibilité, le financement, a précisé M. Beynel. Cette conférence parallèle pourrait démarrer "en mars", avec des initiatives à Paris et aussi en région, selon lui.

Interrogées par l'AFP, la CFE-CGC et FO n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

aml-bow-ac-chl/lum/bw

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