Retraites: le départ à la retraite à 65 ans est « inéluctable », selon Pécresse
Le départ à la retraite à 65 ans "est inéluctable", a estimé lundi la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR)...

Retraites: le départ à la retraite à 65 ans est « inéluctable », selon Pécresse

Le départ à la retraite à 65 ans "est inéluctable", a estimé lundi la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR)...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le départ à la retraite à 65 ans "est inéluctable", a estimé lundi la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR), disant avoir "du mal à comprendre pourquoi le gouvernement ne le dit pas".

"Il ne faut pas ruser avec les Français, il ne faut pas prendre les Français pour des canards sauvages", a-t-elle insisté sur France Inter. "Les Français savent que nous allons tous vivre plus vieux, plus longtemps, que la population active sera moins nombreuse face à la population des retraités, et que pour maintenir les retraites, il va falloir à terme travailler plus longtemps", a-t-elle expliqué.

Selon elle, "si on regarde tous les pays qui nous entourent, on voit bien qu'on va aller petit à petit vers un départ à la retraite à 65 ans, c'est inéluctable, donc j'ai du mal à comprendre pourquoi le gouvernement ne le dit pas".

"Si on ne parle pas de l'âge de départ à la retraite, à mon avis on est en train de cacher la vérité", insiste-t-elle.

"Cela suscite l'inquiétude, parce qu'on l'impression que le gouvernement avance masqué, on a l'impression que dans cette retraite à point, le point sera la variable d'ajustement, et qu'il risque d'y avoir une baisse des retraites", a-t-elle poursuivi.

Selon un sondage Harris paru dimanche, six Français sur dix (61%) se disent contre un report de l'âge légal de départ à la retraite pour financer les frais liés au risque de dépendance des plus âgés.

Les rencontres sur la réforme des retraites, entre le haut commissaire chargé de cette réforme, Jean-Paul Delevoye, et les partenaires sociaux, doivent se poursuivre jusqu'à la mi-mai, en vue de la présentation d'un projet de loi cet été.

Emmanuel Macron a promis de ne pas toucher à l'âge légal de départ tout en envisageant de faire travailler les Français plus longtemps pour financer la réforme de la dépendance.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le