Retraites: le « jusqu’au-boutisme n’est pas une solution », selon Bruno Le Maire
Le "jusqu'au-boutisme" de certaines organisations syndicales contre la réforme des retraites après le retrait sous conditions de...

Retraites: le « jusqu’au-boutisme n’est pas une solution », selon Bruno Le Maire

Le "jusqu'au-boutisme" de certaines organisations syndicales contre la réforme des retraites après le retrait sous conditions de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le "jusqu'au-boutisme" de certaines organisations syndicales contre la réforme des retraites après le retrait sous conditions de l'âge pivot "n'est pas une solution", a estimé mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a rejeté tout abandon de la réforme.

"Il y a une belle réforme des retraites" portée par le gouvernement, a assuré le ministre sur Cnews, ajoutant que les organisations qui demandent son retrait "se mettent en travers d'une réforme de justice".

Le gouvernement a fait un pas ce week-end en direction de certains syndicats, dont la CFDT, qui réclamaient le retrait de l'âge pivot du projet de réforme des retraites mais avec l'obligation pour les partenaires sociaux de trouver des solutions alternatives pour équilibrer le régime. La future conférence de financement devra rendre ses propositions d'ici fin avril, sachant que le gouvernement a exclu toute baisse de pension ou "augmentation du coût du travail".

Bruno Le Maire s'est redit favorable à des mesures qui inciteraient les Français "à travailler plus longtemps", en rappelant son opposition à des augmentations de cotisations. "La seule chose sur laquelle je suis très réservé (...) c'est sur les augmentations de cotisations, qu'elles soient salariales ou qu'elles soient patronales", a-t-il affirmé.

"Augmenter les cotisations salariales c'est retirer du pouvoir d'achat aux salariés. Augmenter les cotisations patronales c'est courir le risque d'augmenter le chômage dans notre pays et ce serait contradictoire avec la politique que nous menons (...) depuis près de 3 ans maintenant", a insisté le ministre.

Alors que le mouvement de protestation contre la réforme des retraites atteint son 41e jour, il a minimisé l'impact des grèves sur l'économie. "Je ne pense pas que ça coûtera très cher à la France", même si "cela coûte très cher à un certain nombre de commerçants", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites: le « jusqu’au-boutisme n’est pas une solution », selon Bruno Le Maire
8min

Politique

François-Xavier Bellamy : "Rétablir [des relations normales] avec le régime de Poutine serait une forme de trahison"

Au sortir d'un été marqué notamment par une intensification du conflit entre la Russie et l'Ukraine, et une crise migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta, François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains et du groupe du PPE au Parlement européen, est l'invité de Caroline de Camaret dans Ici l’Europe sur France24, LCP et Public Sénat.

Le

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027
7min

Politique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027

Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.

Le

Illustration in India.
2min

Politique

Cabinet de conseils : le parquet national financier annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey

Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.

Le