Retraites : le lancement d’une concertation « n’a pas lieu d’être », selon Laurent Berger
Le secrétaire national de la CFDT a ouvert le bal des consultations sociales à Matignon. A l’approche de la présidentielle, le leader syndical estime que rouvrir une nouvelle séquence de dialogue sur la question des retraites serait « lunaire ».

Retraites : le lancement d’une concertation « n’a pas lieu d’être », selon Laurent Berger

Le secrétaire national de la CFDT a ouvert le bal des consultations sociales à Matignon. A l’approche de la présidentielle, le leader syndical estime que rouvrir une nouvelle séquence de dialogue sur la question des retraites serait « lunaire ».
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Il était le premier des partenaires sociaux à être reçu ce 1er septembre. Le premier d’une longue série de rendez-vous en tête à tête voulus par le Premier ministre pour prendre le pouls des syndicats et des organisations patronales (relire notre article). Interrogé sur l’opportunité d’un éventuel cycle de concertations sur les retraites, Laurent Berger, le patron de la CFDT, a clairement renvoyé le gouvernement dans les cordes, alors que le mot retraites a fait son retour dans le vocable de l’exécutif. « Pour la CFDT, il n’y avait pas de concertation à avoir sur le sujet des retraites, puisqu’il n’y avait pas de voie de passage avant 2022 sur une quelconque réforme. On ne va pas se mettre à discuter avec un gouvernement pour nourrir le programme d’un candidat, ça n’a pas de sens. » Le secrétaire national en est convaincu, cette concertation « n’a pas lieu d’être » et serait « lunaire » dans le contexte.

Cette mise au point opérée, le syndicaliste avait néanmoins d’autres points à défendre. Sur la réforme de l’assurance chômage, que le gouvernement veut relancer pour le 1er octobre, Laurent Berger reste fermement opposé à toute réforme du calcul des allocations. « On a évidemment dit notre désaccord. On trouve cette réforme injuste. »

« On a demandé qu’il y ait des mesures pour les jeunes plus affirmées »

Sur la question des salaires, Laurent Berger a demandé à Jean Castex, dont il salue la préoccupation d’écoute, de « faire pression sur les branches » professionnelles pour ouvrir des négociations, notamment dans les secteurs ayant bénéficié d’aides publiques. La CFDT encourage des mobilisations à cette échelle, plus pertinente selon elle qu’un vaste mouvement interprofessionnel à l’image de la journée du 5 octobre à laquelle elle ne participera pas.

Le secrétaire général de la CFDT demande également des « moyens supplémentaires » sur la formation professionnelle, alors que se profile à l’automne le plan d’investissement. « On a demandé qu’il y ait des mesures pour les jeunes plus affirmées et qu’il y ait des mesures spécifiques sur les chômeurs de longue durée ».

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