Retraites : le recours au 49.3, « c’est une évidence, on le sait depuis le début » analyse Aurélien Pradié
Avec plus de 40 000 amendements déposés par les Insoumis et les élus communistes, la réforme des retraites patine en séance publique à l’Assemblée. Pour Aurélien Pradié, député LR, cette obstruction arrange le gouvernement.

Retraites : le recours au 49.3, « c’est une évidence, on le sait depuis le début » analyse Aurélien Pradié

Avec plus de 40 000 amendements déposés par les Insoumis et les élus communistes, la réforme des retraites patine en séance publique à l’Assemblée. Pour Aurélien Pradié, député LR, cette obstruction arrange le gouvernement.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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« Depuis le début, il y a une complicité claire qui s'est installée entre ceux qui tentent l'obstruction - les Insoumis, les communistes - et le gouvernement et la majorité, qui n'attendent que ça » déclare Aurélien Pradié, député LR du Lot. Pour l’élu républicain, l’examen perturbé de la réforme des retraites est une « mise en scène qui devient grotesque. »

Le gouvernement qui ne lâche rien d’un côté, des milliers d’amendements de l’autre : « Tout cela arrange le gouvernement » analyse-t-il. Pour Aurélien Pradié, le recours au 49.3 est plus que certain. L'article 49 alinéa 3 permet au Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi. Le projet de loi est alors considéré comme adopté sans vote, sauf motion de censure votée par l'Assemblée.

« C'est une évidence, on le sait depuis le début. […] Le gouvernement et la majorité se positionnent en victimes, ils se mettent dos au mur et ils attendent patiemment que la machine puisse être bloquée pour activer le 49.3. »

« Tout cela arrange le gouvernement, tout cela arrange la majorité. La vérité c'est qu'ils jouent les clowns en disant qu'ils veulent ce débat, ils ne veulent pas ce débat » estime-t-il. Un recours au 49.3 serait pourtant « dramatique ». Invité sur RTL ce 21 février, le secrétaire d’État Jean-Baptiste Djebbari a de son côté déclaré que le gouvernement n’excluait pas cette option, ajoutant qu’elle sera décidée « en temps voulu ».

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