Retraites: les députés LREM mettent la pression sur la pénibilité
A deux jours d'une nouvelle réunion sur la réforme des retraites à Matignon, les députés LREM sont prêts à "prendre leurs...

Retraites: les députés LREM mettent la pression sur la pénibilité

A deux jours d'une nouvelle réunion sur la réforme des retraites à Matignon, les députés LREM sont prêts à "prendre leurs...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

A deux jours d'une nouvelle réunion sur la réforme des retraites à Matignon, les députés LREM sont prêts à "prendre leurs responsabilités" si le gouvernement n'annonce pas d'avancée sur la question de la pénibilité, a prévenu mardi le rapporteur général du projet de loi, Guillaume Gouffier-Cha.

Syndicats et patronat seront reçus jeudi matin par Edouard Philippe pour "faire un bilan" des concertations lancées en début d'année, notamment "sur les questions de pénibilité, des pensions de retraite minimum, des départs progressifs à la retraite", selon l'entourage du Premier ministre.

Les députes LREM entendent cependant peser sur ces discussions, quelle qu'en soit l'issue: "Si ça devait ne pas aboutir, on prendra nos responsabilités sur la pénibilité", a ainsi affirmé M. Gouffier-Cha lors d'une rencontre organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Comme en commission, des amendements de la majorité devraient être déposés sur ce thème en séance publique. "On a déjà plusieurs versions qui sont prêtes", le choix étant "suspendu aux annonces" de l'exécutif, a-t-il ajouté.

Le groupe LREM souhaite également "aller plus loin" sur les droits familiaux et compléter la majoration de 5% par enfant déjà prévue "avec un plancher" garantissant un montant minimum pour les petites pensions.

Un autre amendement sera déposé pour les "carrières longues", afin que la future Caisse nationale de retraite universelle "se saisisse dans les deux ans des évolutions possibles" de ce dispositif qui permet aujourd'hui à près d'un quart des nouveaux retraités de partir avant 62 ans.

Enfin, le dernier article du projet de loi, qui ratifie trois ordonnances sur l'épargne-retraite, "n'a rien à faire dans ce texte", a estimé M. Gouffier-Cha, réclamant la suppression de ce passage qui "sème plutôt la confusion" avec le reste de la réforme, qui a selon lui "vocation à préserver le système par répartition pour les cent années à venir".

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le