Retraites: les Républicains dévoilent leur contre-projet pour se démarquer de Macron
Reporter à 65 ans le départ en retraite pour garantir les pensions: les Républicains ont dévoilé jeudi leur "contre-projet" de...

Retraites: les Républicains dévoilent leur contre-projet pour se démarquer de Macron

Reporter à 65 ans le départ en retraite pour garantir les pensions: les Républicains ont dévoilé jeudi leur "contre-projet" de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Reporter à 65 ans le départ en retraite pour garantir les pensions: les Républicains ont dévoilé jeudi leur "contre-projet" de réforme des retraites, en prenant soin de se démarquer de l'exécutif qui a selon eux élaboré "le contraire d'une réforme de droite".

"Le système universel du gouvernement va créer de nombreux perdants" et "des retraités pauvres", a affirmé le président du groupe parlementaire Damien Abad, en présentant un projet de réforme "juste et audacieuse" et en vilipendant "le double langage" du chef de l'Etat.

Parmi leurs propositions, compilées sur le site préserver-les-retraites.com, l'idée de "repousser l'âge du départ à la retraite d'un trimestre par an pendant 12 ans" jusqu'à 65 ans. Il s'agit de "garantir l'équilibre financier du système" pour permettre "le maintien du niveau de pension pour tous", selon M. Abad.

Autres points: préserver les caisses complémentaires et maintenir les droits familiaux pour les mères de famille et les veuves.

Certaines propositions rejoignent celles du gouvernement: relèvement à 1.000 euros des petites retraites, meilleure prise en compte de la pénibilité... Les députés LR veulent aussi "mettre définitivement fin aux régimes spéciaux" à l'horizon 2032.

Pour autant, la réforme du gouvernement "n'est pas une réforme de droite", qui a présenté un texte "bien différent", a martelé M. Abad, en critiquant vivement "le bal des hypocrites" autour de l'âge pivot de 64 ans évoqué par le Premier ministre.

C'est "un succédané" et un "faux semblant, pour éviter de dire qu'on repousse l'âge de la retraite" mais "l'âge pivot, c'est la réduction des pensions", a abondé le président de la commission des finances de l'Assemblée, Eric Woerth.

Alors qu'Emmanuel Macron "est enfermé dans sa promesse de ne pas toucher aux 62 ans", M. Abad a prédit "une grande reculade": il est "fort probable que l'âge pivot ne résiste pas aux vacillements de l'exécutif".

"Le président sort affaibli après la crise des Gilets jaunes et son mépris des corps intermédiaires se retourne contre lui", a-t-il ajouté.

Pour LR qui peine à juguler l'hémorragie vers LREM, ce contre-projet se veut aussi "la preuve que la droite n'est ni asphyxiée ni avalée par le macronisme", a souligné M. Abad.

Le chantier des retraites est "un rendez-vous de crédibilité pour la droite républicaine" qui doit montrer que "nous sommes justes là où Emmanuel Macron est profondément injuste", a ajouté le numéro 2 du parti Aurélien Pradié, en vilipendant le "péché d'arrogance" du chef de l'Etat.

"Notre retour au pouvoir est une longue histoire à écrire et ce n'est pas une voie de facilité", a reconnu M. Woerth, qui a admis: "je ne suis pas sûr que ce que nous proposons mette moins de monde dans la rue, ça en mettra peut-être un peu plus".

Mais ce serait "pour de bonnes raisons, sur lesquelles on peut discuter" alors qu'"aujourd'hui on n'y comprend rien, personne ne sait comment il va être mangé".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le