Retraites: LR ne votera pas le texte « sans savoir comment il va être financé », prévient Woerth
Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale Éric Woerth (LR) a assuré mardi que les Républicains ne...

Retraites: LR ne votera pas le texte « sans savoir comment il va être financé », prévient Woerth

Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale Éric Woerth (LR) a assuré mardi que les Républicains ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale Éric Woerth (LR) a assuré mardi que les Républicains ne voteront pas le texte sur la réforme des retraites "sans savoir comment il va être financé".

"C'est impossible de voter un texte sans savoir comment il va être financé", a expliqué le député de l'Oise sur Public Sénat.

"On ne peut pas avoir un texte qui parle de réorganisation, puis dans la pièce d'à-côté, avoir une conférence de financement", a-t-il argumenté en rappelant qu'une bonne partie du texte renvoie à des ordonnances pour les détails" alors que "le diable, il est dans les détails, comme toujours".

"Si vous ne parlez pas d'âge, et si vous ne parlez pas de financement dans une réforme des retraites (...), vous ne parlez pas de l'essentiel", a fait valoir l'ancien ministre du Budget.

Le chef de file des députés LR Damien Abad avait demandé le 15 janvier dans un courrier adressé au Premier ministre d'accélérer les travaux de la conférence de financement sur les retraites, pour qu'elle rende ses conclusions avant l'examen de la réforme en première lecture à l'Assemblée qui débutera le 17 février.

"Ça devient d'une complexité inouïe et je ne crois pas aux réformes qu'on n'arrive pas à expliquer", a mis en garde M. Woerth.

"Et puis il y a évidemment une approche très différente des Républicains", pour cette réforme, notamment "sur la pénibilité", a-t-il ajouté.

Sur ce dernier sujet, LR propose "une approche extrêmement différente de l'approche qui est aujourd'hui prônée dans le texte qui est une approche métier par métier et qui renvoie toujours à un moment donné à des négociations par branche".

LR veut reculer l'âge de départ à la retraite à 64 puis 65 ans, avec en contrepartie des mesures sur la pénibilité et les petites pensions.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites: LR ne votera pas le texte « sans savoir comment il va être financé », prévient Woerth
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Retraites: LR ne votera pas le texte « sans savoir comment il va être financé », prévient Woerth
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Retraites: LR ne votera pas le texte « sans savoir comment il va être financé », prévient Woerth
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le