Retraites: Macron « premier responsable » des grèves, selon Peltier (LR)
Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, a fustigé mardi "l'amateurisme" et "l'outrecuidance" d'Emmanuel Macron, "premier...

Retraites: Macron « premier responsable » des grèves, selon Peltier (LR)

Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, a fustigé mardi "l'amateurisme" et "l'outrecuidance" d'Emmanuel Macron, "premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, a fustigé mardi "l'amateurisme" et "l'outrecuidance" d'Emmanuel Macron, "premier responsable" des grèves massives contre la réforme des retraites.

Opposé à la fois à la réforme et aux grèves, qui prennent "en otage" "parents d'élèves, intérimaires, commerçants, artisans", il a toutefois considéré sur franceinfo que "le premier responsable de la situation que nous connaissons c'est le président de la République, c'est Emmanuel Macron, et c'est son gouvernement", avec sa "réforme de l'illusion, du bavardage".

"La cause, c'est l'amateurisme, l'arrogance, l'outrecuidance d'Emmanuel Macron", a-t-il insisté, critiquant sa "réaction hier: il rigole, il ricane, il dit qu'il n'y a pas d'inquiétude et ne voit pas où est le problème".

M. Peltier faisait référence aux propos du chef de l'Etat qui, interrogé sur la réforme à l'issue d'une rencontre à l'Elysée consacrée à l'Ukraine, a souligné que "chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays" tout en en profitant pour rassurer, avec une pointe d'ironie, son homologue russe Vladimir Poutine "que les manifestations à Paris ne concernait absolument pas la réforme des retraites menée en Russie".

"Emmanuel Macron ne propose rien", a poursuivi M. Peltier, estimant que dans ce dossier "sa seule décision a été de nommer un haut-commissaire qui n'a toujours pas de réponse concrète".

Il a à l'inverse vanté la réussite selon lui de la réforme des retraites portée par Nicolas Sarkozy en 2010, contestée par "des manifestations et très peu de blocages", et qui, en faisant passer l'âge de départ de 60 à 62 ans, "a garanti la pérennité du système et du pouvoir d'achat pendant dix ans".

"On aurait pu ou dû aller plus loin", a-t-il reconnu en plaidant pour un report de l'âge de départ à 63 voire 64 ans, mais "Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à avoir entamé une réforme des régimes spéciaux".

Le député LR Julien Aubert a lui estimé dans une vidéo sur le site de L'Opinion que "ce que le gouvernement doit comprendre, c'est qu' on ne peut pas vouloir faire deux réformes en même temps: (…) une réforme pour mettre plus de justice, permettre de rehausser les agriculteurs, etc… et une réforme qui fasse faire des économies et qui fait main basse sur une partie des réserves accumulées par certains cadres. Il faut choisir".

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le