Retraites : malgré l’échec des discussions, Élisabeth Borne « n’envisage pas d’avancer sans les partenaires sociaux »
Élisabeth Borne s’est entretenue ce mercredi matin avec les représentants de l’intersyndicale. Un échange qui a tourné court devant le refus de l’exécutif de revenir sur la réforme des retraites et le relèvement de l’âge de départ.

Retraites : malgré l’échec des discussions, Élisabeth Borne « n’envisage pas d’avancer sans les partenaires sociaux »

Élisabeth Borne s’est entretenue ce mercredi matin avec les représentants de l’intersyndicale. Un échange qui a tourné court devant le refus de l’exécutif de revenir sur la réforme des retraites et le relèvement de l’âge de départ.
Romain David

Par Public Sénat

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Publié le

Malgré l’échec des discussions, ce mercredi 5 avril, entre l’intersyndicale en lutte contre la réforme des retraites et la Première ministre, Élisabeth Borne, celle-ci « n’envisage pas d’avancer sans les partenaires sociaux ». « Même si nos désaccords sur l’âge n’ont pas permis de discuter de façon approfondie, je pense que cette réunion marque néanmoins une étape importante », a encore estimé la cheffe du gouvernement depuis la cour de l’hôtel Matignon, quelques minutes après le départ des représentants des différentes organisations syndicales.

Chargée par Emmanuel Macron de remettre à plat l’agenda parlementaire des réformes, la Première ministre s’est lancée dans un cycle de consultations avec la classe politique, les syndicats et les organisations patronales. Au bout d’une heure, ce mercredi, les représentants de l’intersyndicale ont choisi de quitter la table des discussions, estimant que le retrait de la réforme des retraites, notamment le report de l’âge légal de départ, restait un préalable à tout dialogue.

« Je leur ai dit ma disponibilité et celle de mon gouvernement »

« J’ai entendu tour à tour chacun des représentants des organisations syndicales, leur désaccord sur le relèvement de l’âge, et pu leur redire ma conviction et celle de mon gouvernement sur la nécessité de cette réforme », a-t-elle expliqué. « Les organisations syndicales, comme elles ont pu vous l’indiquer, sont disponibles pour travailler ultérieurement sur ces sujets et je leur ai dit ma disponibilité et celle de mon gouvernement parce que je n’envisage pas d’avancer sans les partenaires sociaux », a encore ajouté Élisabeth Borne.

Le gouvernement prépare désormais un projet de loi « plein emploi », qu’il espère présenter avant l’été. Ce texte, décrit par l’exécutif comme un complément à la réforme des retraites, doit comporter des mesures en faveur de l’emploi des seniors, acter la transformation de Pôle emploi en France Travail et mettre en œuvre la réforme du RSA promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne de réélection. « Vous comprenez bien que les sujets d’usure au travail, de salaire, d’emploi des seniors sont des questions extrêmement importantes mais qui sont corrélées au sujet des retraites. Pourquoi ne pas avoir commencé par ça au mois d’octobre ? Nous ne passerons pas outre le fait que des millions de salariés se mobilisent aujourd’hui », a commenté Laurent Berger, le patron de la CFDT, en quittant Matignon.

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