Retraites: Mélenchon appelle de nouveau à un retrait du texte
Jean-Luc Mélenchon a de nouveau appelé mardi l'exécutif à retirer son projet de réforme des retraites, jugeant que si le Premier...

Retraites: Mélenchon appelle de nouveau à un retrait du texte

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau appelé mardi l'exécutif à retirer son projet de réforme des retraites, jugeant que si le Premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau appelé mardi l'exécutif à retirer son projet de réforme des retraites, jugeant que si le Premier ministre est ouvert à la discussion avec comme "ligne rouge" l'équilibre financier du système, "on arrête tout et on discute de ça".

Edouard Philippe a donné mardi matin sur RTL un signe d'ouverture à la CFDT en qualifiant de "bonne idée" la proposition de conférence de financement, tout en appelant à ce que "chacun bouge un peu" afin de parvenir à un "compromis" sur la réforme des retraites.

"Vous venez de dire M. le Premier ministre que votre seule ligne rouge c'est l'équilibre financier. Très bien, on arrête tout et on discute de ça, cette fois-ci officiellement, solennellement", en saisissant le parlement, a réagi le chef de file de La France insoumise sur Europe 1.

Si Edouard Philippe est comme il le dit "ouvert à toute bonne idée du moment que l'équilibre financier du régime des retraites se trouverait être protégé", "il y a matière à discuter, mais il faut prendre du temps, (...) ça veut dire qu'on remet tout à plat, on rediscute de tout", et "dans ce cas il faut qu'il retire le texte" avant de réunir organisations syndicales et patronales, a plaidé M. Mélenchon.

Fustigeant l'inflexibilité d'Emmanuel Macron, il a fait valoir que "l'art de gouverner ne consiste pas à assommer ceux avec lesquels vous n'êtes pas d'accord", en soulignant que par le passé les "obstinés", tels François Hollande lors de l'adoption de la loi travail, "ont été éradiqués politiquement".

Alors que le Premier ministre a dit avoir demandé aux préfets de mobiliser les forces de l'ordre "pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de blocages de dépôts" de carburant, blocages qui seraient illégaux rappelle le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a appelé à "ne pas traiter (les grévistes) comme des délinquants", louant leur "sens des responsabilités": après 34 jours de grève "ils auraient pu bloquer tous les camions et il n'y aurait plus une goutte d'essence dans ce pays; ils ne l'ont pas fait", a-t-il fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le