Retraites: Mélenchon juge « absurde » l’idée de travailler plus longtemps
Jean-Luc Mélenchon a jugé vendredi "absurde" l'idée de travailler plus longtemps à cause de l'allongement de la durée de vie et...

Retraites: Mélenchon juge « absurde » l’idée de travailler plus longtemps

Jean-Luc Mélenchon a jugé vendredi "absurde" l'idée de travailler plus longtemps à cause de l'allongement de la durée de vie et...
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Jean-Luc Mélenchon a jugé vendredi "absurde" l'idée de travailler plus longtemps à cause de l'allongement de la durée de vie et estimé que la volonté du gouvernement de mettre fin aux régimes spéciaux de retraites revenait à "exciter la jalousie des uns contre les autres".

"Depuis qu'on applique la règle absurde: il faut travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps, c'est le contraire qui se passe", a déclaré le chef de file de la France insoumise sur BFMTV au soir d'une journée de contestation sociale.

"Du jour où on a commencé à vouloir faire travailler les gens davantage, le résultat on l'a dans les statistiques: depuis 2014 pour la première fois depuis des décennies, l'espérance de vie reste stable (...) et l'espérance de vie en bonne santé se dégrade", a-t-il insisté.

La grève des personnels de la RATP a été très suivie vendredi pour protester contre la réforme des retraites et la disparition des régimes spéciaux avec la mise en place du système universel de retraite par points.

"Pourquoi il y a des régimes spéciaux ? Parce qu'il y a eu des conditions spéciales, parce qu'il y a eu une histoire sociale. Des fois on disait: 'ah non les gars, on ne peut pas vous augmenter, ça va ruiner la boîte. Mais vous pourrez partir en retraite plus tôt'. Tous ces compromis c'est l'histoire de la lutte de classes dans notre pays, on ne la raye pas comme ça d'un coup de plume", a commenté M. Mélenchon.

"Je dis bravo" aux "gars de la RATP" qui "partent à la retraite à 55 ans", ajoutant: "je trouve normal que, dans certains métiers, on parte avant. Vous montez dans l'avion s'il y a un pilote qui à 66 ans ? (Non) vous êtes comme moi, vous montez dans le suivant."

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