Retraites: Mélenchon réclame à Macron un référendum pour « faire descendre la température »
Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi à Emmanuel Macron, s'il a "quelque chose dans le ventre" et pour ...

Retraites: Mélenchon réclame à Macron un référendum pour « faire descendre la température »

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi à Emmanuel Macron, s'il a "quelque chose dans le ventre" et pour ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi à Emmanuel Macron, s'il a "quelque chose dans le ventre" et pour "faire descendre la température", d'organiser un référendum sur la réforme des retraites.

"Si le président avait quelque chose dans le ventre, vu l'état dans lequel est le pays, il déclencherait un référendum", a lancé sur France 2 le président du groupe des député LFI.

"Si l'on veut faire descendre la température, il est temps que le président de la République en vienne à des méthodes plus démocratiques", a-t-il expliqué, alors que les députés LFI se sont lancés depuis trois jours dans une obstruction parlementaire assumée au sein de la commission spéciale sur les retraites.

"S'il tient à tout prix à cette réforme parce qu'il pense qu'elle est bonne pour le pays, qu'il constate que les gens n'en veulent pas, alors qu'il organise par exemple un référendum", a-t-il insisté.

"Nous déposerons une motion référendaire au Parlement et nous verrons si la République en marche, dans un moment de clairvoyance, dira: +allez, on va régler le problème comme ça, allons à un référendum!+", a précisé le député.

La proposition de motion référendaire, qui nécessite 58 signatures, a été mise sur la table par les communistes.

Le chef de file des Insoumis a également appelé à plusieurs reprises au dépôt, par les trois groupes de gauche (LFI, PCF, PS), d'une motion de censure contre le gouvernement.

Interrogé sur un essoufflement de la mobilisation alors que les opposants à la réforme des retraites vont de nouveau descendre dans la rue jeudi, M. Mélenchon a mis en garde: "Ils sont rentrés (chez eux) mais la rage au coeur et dans le pays s'est propagé une onde de refus de cette réforme et par conséquent à la fin nous aurons le dernier mot, parce que les gens n'oublieront pas, ils ne pardonneront pas".

Selon le député des Bouches-du-Rhône, LFI entend donc faire de la "résistance" au Parlement, "jusqu'au moment où ils se prendront une raclée électorale aux municipales, qui peut-être va les faire réfléchir et leur faire dire: on arrête".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le