Retraites : Olivier Dussopt se dit ouvert à la négociation « pour améliorer la définition des critères de pénibilité »
Les discussions sur les modalités de la réforme des retraites entre le gouvernement et les partenaires sociaux se poursuivent, et le gouvernement réaffirme « son ouverture » aux propositions des syndicats.​

Retraites : Olivier Dussopt se dit ouvert à la négociation « pour améliorer la définition des critères de pénibilité »

Les discussions sur les modalités de la réforme des retraites entre le gouvernement et les partenaires sociaux se poursuivent, et le gouvernement réaffirme « son ouverture » aux propositions des syndicats.​
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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« C’est un message de confiance que le gouvernement fait au dialogue social, une ouverture » estime Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics et invité de la matinale de Public Sénat.

Les discussions ont en effet repris avec certains partenaires sociaux - la CGT, FO et Solidaires refusant toujours catégoriquement de participer - depuis l’annonce du retrait provisoire de l’âge pivot et la tenue d’une conférence de financement.

« Je travaille avec ceux qui veulent avancer » déclare le secrétaire d’État. « Parmi les 9 organisations syndicales, 6 me rencontrent cette semaine ». La pénibilité au travail sera l’objet des travaux de négociations cette semaine, elle qui n’est « toujours pas prise en compte dans la fonction publique ».

« Les organisations syndicales me font des propositions. Nous sommes ouverts à un travail pour améliorer la définition des fameux critères de pénibilité » détaille Olivier Dussopt, qui rappelle également que le 1er ministre est favorable à l’idée de revoir à la baisse le quota de 120 nuits par an pour être reconnu comme travailleur de nuit.

La semaine prochaine, les travaux de négociation porteront sur l’aménagement des fins de carrière. « Le dispositif de retraite progressive qui existe dans le privé, nous allons l’ouvrir au public » affirme Olivier Dussopt.

Le texte du projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 24 janvier, avant d’être présenté aux parlementaires. Un calendrier chargé qui n’inquiète pas le secrétaire d’État : « Oui, nous proposons une méthode un peu particulière, qui consiste à entrelacer les travaux du dialogue social et les travaux des débats parlementaires ».

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