Retraites : Par le recours à l’article 38 du règlement, Bruno Retailleau veut « dénoncer l’obstruction » de la gauche
Quelques minutes après le recours à l’article 38 du règlement du Sénat pour accélérer les débats sur la réforme des retraites, Bruno Retailleau a détaillé sa stratégie sur Public Sénat.

Retraites : Par le recours à l’article 38 du règlement, Bruno Retailleau veut « dénoncer l’obstruction » de la gauche

Quelques minutes après le recours à l’article 38 du règlement du Sénat pour accélérer les débats sur la réforme des retraites, Bruno Retailleau a détaillé sa stratégie sur Public Sénat.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il n’y aura pas de suppression de l’article 7. C’est une première victoire », s’est félicité le patron de la droite sénatoriale au micro de Public Sénat.

En effet, après 70 amendements de suppression de l’article 7 déposés par la gauche, Bruno Retailleau a demandé l’application de l’article 38 du règlement du Sénat qui permet d’accélérer les débats.

« Mon intention est de dénoncer l’obstruction. Ça fait cinq jours et cinq nuits qu’on assiste à des multiplications de prises de paroles, des centaines d’amendements parfaitement identiques […] Il y avait une forme de blocage, il faut que l’on aille au bout du texte ; Je veux discuter des retraites des mères de famille, des petites retraites, de l’usure professionnelle […] L’obstruction c’est pour le Parlement un renoncement de son rôle. C’est un 49-3 à l’envers », a-t-il déclaré lors d’une suspension de séance.

Quant au risque d’atteinte au principe d’insincérité du débat mis en avant par la gauche, Bruno Retailleau a repris les arguments de Gérard Larcher en rappelant que « cet article a fait l’objet d’un contrôle du Conseil constitutionnel, qui n’a rien trouvé à dire […] A une exigence près, que les oppositions aient pu débattre et s’exprimer, et ils l’ont fait depuis 5 jours et cinq nuits ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le