Retraites : Par le recours à l’article 38 du règlement, Bruno Retailleau veut « dénoncer l’obstruction » de la gauche
Quelques minutes après le recours à l’article 38 du règlement du Sénat pour accélérer les débats sur la réforme des retraites, Bruno Retailleau a détaillé sa stratégie sur Public Sénat.

Retraites : Par le recours à l’article 38 du règlement, Bruno Retailleau veut « dénoncer l’obstruction » de la gauche

Quelques minutes après le recours à l’article 38 du règlement du Sénat pour accélérer les débats sur la réforme des retraites, Bruno Retailleau a détaillé sa stratégie sur Public Sénat.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il n’y aura pas de suppression de l’article 7. C’est une première victoire », s’est félicité le patron de la droite sénatoriale au micro de Public Sénat.

En effet, après 70 amendements de suppression de l’article 7 déposés par la gauche, Bruno Retailleau a demandé l’application de l’article 38 du règlement du Sénat qui permet d’accélérer les débats.

« Mon intention est de dénoncer l’obstruction. Ça fait cinq jours et cinq nuits qu’on assiste à des multiplications de prises de paroles, des centaines d’amendements parfaitement identiques […] Il y avait une forme de blocage, il faut que l’on aille au bout du texte ; Je veux discuter des retraites des mères de famille, des petites retraites, de l’usure professionnelle […] L’obstruction c’est pour le Parlement un renoncement de son rôle. C’est un 49-3 à l’envers », a-t-il déclaré lors d’une suspension de séance.

Quant au risque d’atteinte au principe d’insincérité du débat mis en avant par la gauche, Bruno Retailleau a repris les arguments de Gérard Larcher en rappelant que « cet article a fait l’objet d’un contrôle du Conseil constitutionnel, qui n’a rien trouvé à dire […] A une exigence près, que les oppositions aient pu débattre et s’exprimer, et ils l’ont fait depuis 5 jours et cinq nuits ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le