Retraites : « Pas d’impasse, ni de crise » après l’échec de la réunion à Matignon, selon Xavier Iacovelli
Le sénateur Renaissance des Hauts-de-Seine estime qu’il n’y avait « aucune surprise » sur l’issue de la rencontre entre la Première ministre et les organisations syndicales ce 5 avril. « Il n’y a pas plus de crise à la sortie de cette réunion », assure-t-il.

Retraites : « Pas d’impasse, ni de crise » après l’échec de la réunion à Matignon, selon Xavier Iacovelli

Le sénateur Renaissance des Hauts-de-Seine estime qu’il n’y avait « aucune surprise » sur l’issue de la rencontre entre la Première ministre et les organisations syndicales ce 5 avril. « Il n’y a pas plus de crise à la sortie de cette réunion », assure-t-il.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après avoir claqué la porte des consultations à Matignon, constatant l’absence de compromis, l’intersyndicale a considéré que la France s’installait dans « une grave crise démocratique ». Une lecture que conteste le sénateur Xavier Iacovelli, membre du bureau exécutif de Renaissance. « Je ne pense pas qu’on soit ni dans l’impasse, ni dans la crise. Je pense qu’il faut mesurer le poids des mots », a réagi cet ancien élu de Suresnes, sur le plateau de Public Sénat.

Selon lui, les deux parties étaient sur des temporalités différentes. « Je pense qu’il n’y avait aucune surprise sur cette réunion et il n’y a pas plus de crise à la sortie de cette réunion. Il y avait un gouvernement, effectivement, qui pense à l’avenir du pays autour de cette table, et il y en avait d’autres qui pensent surtout à mobiliser pour demain, et c’est tout fait légitime. Je n’ai pas de souci avec ça, sauf qu’on n’était pas dans le même calendrier. »

Appelant à « maintenir le dialogue social », qui n’a « jamais été rompu », Xavier Iacovelli estime qu’il faut « continuer à aller de l’avant ». « Tout ne tourne pas autour de la question des retraites », insiste-t-il, en citant notamment le partage de la valeur et la question du temps de travail.

Et d’ajouter : « La démocratie ne se joue pas au pénalty, une réunion ne peut pas remettre en cause tout le travail qui a été fait pendant des mois, les 180 heures que nous avons eues au Parlement sur cette réforme. » Il rappelle que des concertations ont eu lieu en amont avec les syndicats et que ces derniers avaient obtenu des avancées, notamment sur la pénibilité, à travers l’instauration d’un index senior.

Ce mercredi marquait la première rencontre entre Première ministre et les organisations syndicales depuis la présentation le 10 janvier de la réforme.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le