Retraites: Philippe ferme sur « la disparition des régimes spéciaux », prêt à des « transitions progressives »
Un système de retraites universel "implique la disparition des régimes spéciaux", a réaffirmé vendredi Edouard Philippe, tout en...

Retraites: Philippe ferme sur « la disparition des régimes spéciaux », prêt à des « transitions progressives »

Un système de retraites universel "implique la disparition des régimes spéciaux", a réaffirmé vendredi Edouard Philippe, tout en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Un système de retraites universel "implique la disparition des régimes spéciaux", a réaffirmé vendredi Edouard Philippe, tout en disant sa "disposition totale" à négocier pour élaborer des "transitions progressives" alors que le mouvement de grève se poursuit contre la réforme.

Depuis le perron de Matignon, le chef du gouvernement a précisé qu'il allait présenter "l'intégralité du projet du gouvernement" de réforme des retraites mercredi 11 décembre à midi, au lendemain de nouveaux échanges entre les partenaires sociaux, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye et la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

"Je le dis tranquillement: la mise en place d'un système universel de retraite implique la disparition des régimes spéciaux. Je ne crois pas que les Français puissent durablement accepter des régimes qui conduisent aujourd'hui certains à partir, alors qu'ils font le même métier, avec un peu plus et plus tôt que d'autres", a insisté le Premier ministre.

Mais sa "logique ne sera jamais celle de la confrontation", a-t-il ajouté, en récusant toute "brutalité" dans la mise en place du futur système.

"Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste de changer les règles en cours de partie", a ainsi développé le chef du gouvernement, en s'adressant aux salariés de la SNCF et de la RATP. "C'est la raison pour laquelle j'ai indiqué, et je répète aujourd'hui, ma disposition totale pour faire en sorte que les transitions soient progressives", a-t-il souligné, avant de recevoir le nouveau patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou et la présidente de la RATP Catherine Guillouard.

La France a connu jeudi une mobilisation massive à l'appel des syndicats, à l'exception de la CFDT, et la grève se poursuivait vendredi notamment dans les transports. Les syndicats opposés à la réforme des retraites ont décidé d'une nouvelle journée de grèves et manifestations mardi.

Ces syndicats contestent le "système universel" par points censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraite existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants redoutent une "précarisation" des retraités.

Dans ce cadre, M. Philippe a de nouveau adressé un message aux enseignants pour qui le système universel, "ce n'est pas la baisse des pensions des enseignants".

"Au contraire, c'est la revalorisation progressive de leur traitement de façon à ce que leur pension, leur pouvoir d'achat, au moment des retraites ne baissent pas", a-t-il fait valoir, laissant entrevoir des compensations puisque "l'application absurde des nouvelles règles les pénaliserait".

Le chef du gouvernement présentera le projet du gouvernement mercredi au Conseil économique, social et environnemental (CESE), instance qui est "la chambre du dialogue social et des corps intermédiaires", a-t-il souligné.

"Je crois au dialogue social", a assuré M. Philippe, en observant qu'il était arrivé "que certains critiquent le gouvernement pour la verticalité avec laquelle il aurait pris des décisions".

Or, le projet du gouvernement prendra "en compte bien des propositions formulées par les organisations syndicales", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Retraites: Philippe ferme sur « la disparition des régimes spéciaux », prêt à des « transitions progressives »
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le