Retraites: pour Mélenchon, le gouvernement « vacille »
Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi que le gouvernement "vacillait", après l'allocution...

Retraites: pour Mélenchon, le gouvernement « vacille »

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi que le gouvernement "vacillait", après l'allocution...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi que le gouvernement "vacillait", après l'allocution du Premier ministre sur le projet de réforme des retraites qui a mis des centaines de milliers de personnes dans la rue jeudi.

"Nous avons déjà obtenu le fait qu'il vacille, sinon il n'aurait pas pris la parole aujourd'hui pour annoncer un calendrier qu'on connait déjà", a déclaré le député LFI de Marseille, lors d'un point presse organisé après la déclaration du Premier ministre.

En milieu d'après-midi, Edouard Philippe a indiqué qu'il présenterait mercredi "l'intégralité du projet du gouvernement" de réforme des retraites après de nouveaux échanges avec les partenaires sociaux en début de semaine. Jeudi, au moins 800.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, ont manifesté en France et des secteurs entiers ont tourné au ralenti pour protester contre le futur "système universel" de retraite.

"Il n'y a rien de bon à attendre de cette réforme. Le gouvernement a fait preuve naturellement de sa fébrilité et de son inquiétude en intervenant alors que ce n'était pas prévu, mais il est clair que ça ne changera pas la détermination de ceux qui ont l'intention de suivre les appels des syndicats et qui se trouveront le mardi 10 décembre pour refuser le système de la retraite par points", a poursuivi M. Mélenchon.

L'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et trois organisations de jeunesse ont appelé à une grève interprofessionnelle le mardi 10 décembre.

"Le gouvernement maintenant doit faire preuve de raison, de sagesse. Il doit abandonner l'idée de la retraite par points", a-t-il ajouté. "Je crois que le message n'a pas été vraiment entendu, même si le Premier ministre veut donner l'impression qu'il l'a entendu".

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le