Retraites : Renaud Muselier compte sur Gérard Larcher et Bruno Retailleau, « les LR qu’il aime »
Invité de notre matinale, Renaud Muselier est revenu sur l’attitude de la droite sur la réforme des retraites. L’ancien président LR de la région PACA, passé à Renaissance lors de la campagne 2022, mise sur la droite sénatoriale, plus « mature » et bénéficiant d’une « culture de gouvernement », par rapport à la droite de l’Assemblée qui « est toujours contre tout. »

Retraites : Renaud Muselier compte sur Gérard Larcher et Bruno Retailleau, « les LR qu’il aime »

Invité de notre matinale, Renaud Muselier est revenu sur l’attitude de la droite sur la réforme des retraites. L’ancien président LR de la région PACA, passé à Renaissance lors de la campagne 2022, mise sur la droite sénatoriale, plus « mature » et bénéficiant d’une « culture de gouvernement », par rapport à la droite de l’Assemblée qui « est toujours contre tout. »
Louis Mollier-Sabet

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Après des débats « en dessous de tout » à l’Assemblée, Renaud Muselier compte sur la majorité sénatoriale pour un véritable débat législatif sur la réforme des retraites. Aucun des groupes politiques de la chambre basse ne trouve en effet grâce aux yeux du président Renaissance, de la région PACA : « L’attitude de la Nupes a été inqualifiable. Ensuite il y a eu des postures : LR, on ne sait pas s’ils veulent de la réforme ou pas, le RN est bien habillé mais ils sont contre tout en étant pour. »

« Ce n’est pas tout noir ou tout blanc, l’opposition ce n’est plus ça »

D’après cet ancien poids lourd de l’UMP, puis des Républicains, les LR « se sont retrouvés en porte-à-faux » tout le long de l’examen à l’Assemblée. La faute au député franc-tireur Aurélien Pradié, qui « dit non à tout » et « ne veut plus des 64 ans, alors qu’il a fait campagne pour 65 », et au nouveau président du parti, Éric Ciotti, qui « passe son temps à dire non à Macron en votant sa première loi » une fois élu à la tête du parti. Une stratégie inefficace, pour Renaud Muselier, « ce n’est pas tout noir ou tout blanc, l’opposition ce n’est plus ça. » Le président des Régions de France enjoint les LR de l’Assemblée à « rentrer dans la culture du Sénat », où « la maturité de LR » rend les débats plus féconds.

« Ce sont des gens qui ont une culture de gouvernement. Ils ont une expérience, j’étais au gouvernement avec Gérard Larcher. Ce sont des gens modérés, raisonnables et très déterminés. Ils vont faire un travail de parlementaire qui va faire évoluer le texte. Bruno Retailleau, ce n’est pas ma sensibilité politique à l’intérieur de LR, mais je le respecte. Ils sont dans l’opposition, mais ils pilotent le Sénat et ils vont améliorer la qualité du texte. Ce sont des LR que j’aime », ajoute Renaud Muselier.

« Gérard Larcher est le plus fort du pays »

D’autant plus que la droite sénatoriale aura un rôle pivot dans l’examen de cette réforme, étant donné que le texte a été transmis sans vote au Sénat et que tout pourrait donc se jouer en commission mixte paritaire (CMP) après l’examen au Sénat : « On a un Sénat où le Président Larcher, avec sa commission mixte paritaire est le plus fort du pays. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il imposera ce qu’il souhaite pour faire en sorte qu’il y ait une loi adaptée à sa sensibilité personnelle, pour l’intérêt de la France. »

Les « CMP » regroupent en effet 7 députés et 7 sénateurs, et avec 5 représentants (quatre sénateurs et un député), LR et les centristes y sont plus nombreux que la majorité présidentielle (trois députés et un sénateur). La gauche y compte aussi quatre représentants (deux sénateurs et deux députés), pour un député du Rassemblement national. La domination de cette instance par LR, conjuguée à la majorité relative d’Ensemble à l’Assemblée, donne en effet un poids très important à la majorité sénatoriale.

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