Retraites, santé: pour Ségolène Royal, les Français subissent « un sentiment d’abandon »
Les Français subissent "un sentiment d'abandon", a estimé dimanche l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, près d...

Retraites, santé: pour Ségolène Royal, les Français subissent « un sentiment d’abandon »

Les Français subissent "un sentiment d'abandon", a estimé dimanche l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, près d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les Français subissent "un sentiment d'abandon", a estimé dimanche l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, près d'un an après le début de la crise des gilets jaunes et alors que la réforme des retraites à venir fait face à une forte contestation sociale.

"Il y a un sentiment d'abandon absolument réel", a dit l'ancienne ministre sur BFMTV, relevant notamment des "réformes tous azimuts dont les Français ne comprennent plus la cohérence".

Mme Royal a notamment pointé du doigt la politique mise en place par le président Emmanuel Macron, mais aussi par ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy, et François Hollande dont elle fut pourtant ministre de l'Environnement de 2014 à 2017.

"Il y a eu des chocs au cours des deux quinquennats précédents et de celui-ci qui sèment aujourd'hui un désordre indescriptible", a-t-elle estimé.

Selon elle, la crise des gilets jaunes a été un tournant car "pour la première fois dans l'histoire sociale de la France, 75% des Français ont été solidaires, même s'ils étaient gênés dans leur vie quotidienne".

L'ancienne ministre de l'Environnement, aujourd'hui ambassadrice des Pôles, a notamment critiqué la réforme des retraites à venir, contre laquelle les Français pourraient "se révolter", et a déploré la crise que traverse actuellement le système de santé, "trésor qu'il faut préserver".

"Le désordre qui est en France depuis un an doit prendre fin, il faut calmer les choses, il faut rassurer les Français, il faut remettre les réformes en perspective, il faut s'interroger sur le bien fondé d'un certain nombre de réformes qui sont mal pensées, mal discutées, qui sont brutales", a-t-elle ajouté.

"Les gens exigent d'avoir de la visibilité sur le caractère juste des réformes, or cette visibilité n'existe pas", avait-elle dit dans une interview au JDD parue dimanche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Retraites, santé: pour Ségolène Royal, les Français subissent « un sentiment d’abandon »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le