Retraites: si la « clause du grand-père » était « retenue », elle devrait s’appliquer « à tous »
Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique Olivier Dussopt a estimé vendredi que si la "clause du grand-père",...

Retraites: si la « clause du grand-père » était « retenue », elle devrait s’appliquer « à tous »

Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique Olivier Dussopt a estimé vendredi que si la "clause du grand-père",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique Olivier Dussopt a estimé vendredi que si la "clause du grand-père", consistant à n'appliquer la réforme des retraites qu'aux futurs travailleurs, "était retenue", elle devrait s'appliquer "à tous".

"Je pense que la réforme doit s'appliquer de la même manière à toutes les catégories", a répondu M. Dussopt, interrogé sur BFM TV "à titre personnel" sur cette piste à l'origine de dissonances gouvernementales.

"Si par exemple la +clause du grand-père+ (...) était retenue, il faut que cela s'applique à tous, salariés du privé, salariés du public. Si nous avons d'autres dispositions de transition, il faut les faire", a-t-il déclaré.

La "clause du grand-père", envisagée par Emmanuel Macron pour ménager les régimes spéciaux, a suscité récemment un cafouillage au sein de l'exécutif, alors que se profile une grève très suivie le 5 décembre, à la SNCF et à la RATP en particulier, contre le futur "système universel" censé remplacer les 42 régimes existants.

Si le Premier ministre Edouard Philippe souhaite maintenir toutes les options ouvertes avant l'écriture du projet de loi, le haut-commissaire aux retraites avait jugé son application "impossible" pour une "question d'équité".

"Si on (le) fait pour une profession, il faut (le) faire pour tout le monde, question d'équité, ça veut dire que l'on renonce à la réforme", avait expliqué Jean-Paul Delevoye.

"Lorsqu'on appartient à un gouvernement engagé dans une réforme aussi importante (...) il y a une responsabilité (...) c'est de ne jamais ajouter à la cacophonie", a dit M. Dussopt.

C'est "de ne jamais ajouter à la confusion et de faire en sorte que le travail soit le plus collégial possible pour qu'ensuite la décision soit appliquée par tous. C'est de la prudence mais c'est aussi de la responsabilité", a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le