Retraites: « une profonde erreur » si le gouvernement « persiste », estime Berger (CFDT)
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé lundi que le gouvernement ferait "une profonde erreur politique s'il...

Retraites: « une profonde erreur » si le gouvernement « persiste », estime Berger (CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé lundi que le gouvernement ferait "une profonde erreur politique s'il...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé lundi que le gouvernement ferait "une profonde erreur politique s'il persiste" sur l'"âge d'équilibre" de 64 ans, en pleine mobilisation contre son projet de réforme des retraites.

Sur cette mesure d'âge dont l'objectif affiché est de maintenir l'équilibre financier du régime, "le gouvernement fait une profonde erreur en terme de justice sociale et aussi une profonde erreur politique s'il persiste", a insisté le leader syndical à l'antenne de franceinfo.

Le gouvernement peut-il "lâcher" sur cette question? "Je n'en sais rien mais ce serait folie de ne pas le faire", affirme M. Berger qui a appelé à la grève et la manifestation mardi pour protester contre ce point précis, qu'il a qualifié de "verrue" du projet de système universel de retraites par points que sa confédération défend par ailleurs.

Alors qu'on attend toujours de savoir quand il sera reçu, aux côtés de l'Unsa et de la CFTC à Matignon, le responsable du premier syndicat français a assuré qu'il avait des "échanges avec les conseillers" depuis son échange téléphonique avec Édouard Philippe jeudi.

Laurent Berger a donné en exemple "des gens qui travaillent aujourd'hui dans tous les secteurs professionnels mais notamment dans la métallurgie, dans le bâtiment et les travaux publics, dans l'agroalimentaire (...) qui, en 2022, auront tous leurs trimestres, tout comme il faut" mais qui "seront obligés de travailler en 2022 quatre mois de plus, en 2023 huit mois de plus, en 2024 un an de plus".

"La question de l'équilibre budgétaire des retraites ne nous désintéresse pas", a-t-il assuré, mais "dans le cadre de la future gouvernance" et non "imposé" par le gouvernement.

Laurent Berger a une nouvelle fois plaidé pour une "trêve" dans la grève des transports à Noël. "J'espère" que la CFDT-Cheminots, engagée depuis le 5 décembre dans le mouvement, observera cette trêve, a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Retraites: « une profonde erreur » si le gouvernement « persiste », estime Berger (CFDT)
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le

Jean-Luc Mélenchon Supports Anais Belouassa-Cherifi at Rally in Lyon
8min

Politique

« Epstine » : Jean-Luc Mélenchon a-t-il enterré la perspective d’une gauche unie ?

Attaque contre les médias, soutien indéfectible à la Jeune Garde, mais surtout des propos ambigus qui prêtent le flanc aux accusations d’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon s’est mis à dos, une nouvelle fois, une grande partie des responsables politiques, après son discours lors d’un meeting à Lyon. De quoi rendre délicate des listes d’union de la gauche aux municipales.

Le