Retraites, urgences, laïcité et terrorisme: ce qu’a dit Emmanuel Macron
"Pas de faiblesse" sur la réforme des retraites, des "moyens" pour les urgences hospitalières, éviter la "confusion" entre...

Retraites, urgences, laïcité et terrorisme: ce qu’a dit Emmanuel Macron

"Pas de faiblesse" sur la réforme des retraites, des "moyens" pour les urgences hospitalières, éviter la "confusion" entre...
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"Pas de faiblesse" sur la réforme des retraites, des "moyens" pour les urgences hospitalières, éviter la "confusion" entre terrorisme, communautarisme et islam... Emmanuel Macron est revenu lundi dans un entretien à RTL sur plusieurs points chauds de l'actualité politique.

RETRAITES

"La réforme des retraites est toujours quelque chose qui angoisse et c'est normal parce que c'est un moment de la vie où on est par définition plus vulnérable parce qu'on va toucher de l'argent venant du travail des autres".

"Je ne ferai pas une réforme qui nie ce que sont les droits acquis d'individus, mais je leur dis en conscience, vous ne pouvez pas sincèrement et raisonnablement me dire on va embaucher un cheminot demain au même régime que vous (...) c'est pas possible, c'est pas raisonnable".

"Je veux aller au bout de cette réforme, je pense qu'elle est nécessaire pour le pays, donc je la défendrai, peut-être ça me rendra impopulaire, peut-être que des gens diront +c'est insupportable+, +tout ça pour ça+, je ferai tout pour qu'il n'y ait pas ces blocages, je ferai tout pour qu'on soit en soutien de nos compatriotes qui seraient bloqués, mais je n'aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance".

URGENCES

"Il va falloir qu'on remette des moyens parce qu'il faut qu'on réponde à la souffrance aussi des personnels de santé".

"Evidemment que moi, une des choses qui me bouleverse le plus, c'est quand je vois nos infirmières et nos infirmiers, nos aides soignantes, nos aides-soignants, nos médecins, qui sont en souffrance au travail, alors qu'ils sont d'un dévouement incroyable qui ne comptent pas leurs heures, leur énergie et qui sont mis dans des situations impossibles".

"On a fait un très gros travail pour penser l'hôpital de demain et la santé demain et patatras, on arrive au bout d'un modèle qui tirait sur la corde depuis 10, 15 ans et ça claque maintenant". "On fait une stratégie qui est très intelligente, qui va mettre cinq à 10 ans à se déployer".

LAICITE ET COMMUNAUTARISME

"J'ai parlé un bon nombre de fois de laïcité comme candidat, comme président, les gens savent très bien ce que je pense mais à chaque fois, on dit que quand le pays s'embrase il faut que le président parle de laïcité parce qu'on confond les sujets, on ne me demande pas de parler de laïcité, on veut que je parle d'islam. Pourquoi je ne veux pas céder à la précipitation, aux injonctions de parole dans ces moments-là ? Parce que je serais moi-même complice d'une espèce de confusion collective".

"Dans certains endroits de notre République il y a un séparatisme qui s'est installé, c'est-à-dire la volonté de ne plus vivre ensemble, de ne plus être dans la République, et au nom d'une religion, l'islam, en la dévoyant".

"Ce que j'ai demandé au gouvernement et que j'annoncerai dans les prochaines semaines, parce que c'est là ma priorité, c'est véritablement en éducation, la santé, le travail, les différents services publics, de mettre tout en place pour lutter contre ce communautarisme, ce qui veut dire avoir des mesures d'interdiction, ce qui veut dire dissoudre parfois certaines associations encore davantage, ce qui veut dire interdire certaines pratiques qui se sont installés et qui ne sont pas conformes aux lois de la République."

MI-MANDAT

"J'ai mes cicatrices et je les frotte de manière régulière pour ne pas les oublier. Pour moi, le fruit de ces deux années et demie de présidence c'est à la fois une expérience qui s'est installée, avec un moment de spasme très fort qu'a vécu le pays, qui n'est pas innocent qui m'a profondément marqué, comme il a marqué chacun. Je n'ai pas de regrets ou de remords, c'est pas mon tempérament, mais je suis convaincu, après presque ces deux années et demi que le temps passe formidablement vite et donc qu'on n'a pas le droit de le perdre".

"J'ai beaucoup appris et je n'en tire pas la conclusion qu'il faudrait arrêter de bouger. Non je garde le même niveau d'ambition, je dirais même qu'il est redoublé et que la situation du pays (...) nous impose d'avoir sur les sujets par exemple régaliens d'immigration, de laïcité, encore plus de force et d'inspiration que je n'en portais moi-même au début parce qu'il en va de la cohésion de la nation, mais qu'il faut le faire en prenant le temps, en choisissant son rythme et en étant respectueux et à l'écoute".

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