Benoît Hamon, candidat à la primaire organisée par le PS, a répondu aux critiques de Jean-Luc Mélenchon sur son projet de revenu universel, pointant également d'autres divergences qui le séparent du candidat de la France insoumise.
M. Mélenchon a critiqué jeudi lors d'un meeting à Périgueux le discours de Benoît Hamon sur sa mesure phare du revenu universel. "Une aventure qui commence par le revenu universel et qui se termine par un RSA amélioré, excusez-moi mais ça n'est pas très sérieux", a-t-il déclaré.
"Ce qui n'est pas sérieux de la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de ne pas voir que beaucoup d'hommes et de femmes de gauche qui pourraient voter pour lui, veulent aujourd'hui changer leur rapport au travail, se construire de nouveaux droits", a répondu Benoît Hamon sur RTL.
"L'engagement que je prends est de faire en sorte que oui, les bénéficiaires du RSA, les pauvres, puissent bénéficier demain d'un revenu universel de 600 euros automatique - aujourd'hui il ne l'est pas - et que (...) tous les jeunes en bénéficient", a poursuivi le député des Yvelines.
Jean-Luc Mélenchon en meeting le 26 janvier 2017 à Perigueux
AFP
L'augmentation des minima sociaux y compris du RSA (10%) et sa généralisation à tous les ayant-droits et aux jeunes de 18 à 25 ans sans conditions de ressource est, selon le camp Hamon, la première étape de la mise en place d'un revenu universel, dont le périmètre définitif pourrait être défini ultérieurement, notamment à travers une conférence citoyenne.
"Je ne le caricature pas Jean-Luc Mélenchon, (...) une partie de ce qu'il dit m'intéresse, notamment la planification écologique", a poursuivi M. Hamon, qui a de nouveau plaidé pour un "rassemblement de la gauche", et appelé à aplanir leur différences pour "envisager des formes de gouvernement en commun".
"Je ne pose aucun préalable qui dirait + le rassemblement c'est indispensable, à une seule et unique condition, c'est que ce soit derrière moi +", a assuré M. Hamon.
"Ce qui nous sépare avec Jean-Luc c'est incontestablement une conception de la construction européenne, moi je pense qu'il ne faut pas sortir de l'Europe, en tous cas il ne faut pas laisser cette perspective ouverte", a-t-il analysé.
"L'autre désaccord (...) c'est en matière de politique étrangère, cette forme d'attitude et de complaisance à l'égard de Vladimir Poutine que je ne comprends pas. Nous avons là un impérialisme agressif de la part de la Russie qu'il faut traiter avec fermeté, certainement pas avec complaisance", a-t-il conclu.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.
L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.
Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications
La création d’un droit à l’aide à mourir a été définitivement adoptée par les députés ce mercredi. Un dénouement législatif qui ne signifie pas une entrée en application immédiate. Le texte doit encore passer l’obstacle du Conseil constitutionnel et faire l’objet de décrets d’application qui mettront plusieurs mois à être publiés.